21 juillet 2011
Preuves sans mots...
Avez-vous des exemples de preuves sans mots comme l'illustration suivante, que je trouve excellente?


A chaque couple de la dernière ligne correspond un unique point jaune... d'où le résultat.
19:52 Publié dans Pour le prof de maths, Visuel | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : démonstration, preuve |
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20 juillet 2011
Théorème du triangle eutrigone
Je n'ai pas trouvé de traduction en français pour un triangle possédant un angle de 60°.
Un peu comme le triangle rectangle qui dispose de l'un des théorèmes les plus beaux des mathématiques, le triangle eutrigone, dont l'angle de 60° remplace celui de 90°, possède une propriété très analogue.
Si l'on trace des triangles équilatéraux sur chacun des cotés du triangle eutrigone, son aire est égale à la somme de celles des deux triangles adjacents à l'angle de 60° moins l'aire du troisième!
Belle propriété non?
Vous trouverez l'applet GeoGebra pour constater la propriété ICI.
Pour la démonstration, elle est du niveau de première S !
The area of an equilateral triangle with side
is
. By the law of sines, the area of a eutrigon is
. The law of cosines gives
, because
. Multiplying by
gives the statement of the theorem.
Voir le site de Wolfram.
23:01 Publié dans Mathématiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : démonstration, triangle, preuve |
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28 février 2011
Les mathématiques comme langage
Les mathématiques se construisent avec deux modes de raisonnement dissemblables: un coté "soft" abordant les idées et les analogies et un coté "hard", concernant les vérifications. Le coté "hard" est le plus facile à cerner. Il concerne en premier lieu, les preuves "formelles", composée chacunes d'une série d'assertions. Un mathématicien peut vérifier si la démonstration est correcte en la parcourant, pas à pas, et en testant si chacune des étapes suit la précédente à partir de faits déjà démontrés de façon correcte.
Le coté "soft" est le moins facile à décrire. Il est formé d'intuitions sur les objets formels construits dans les démonstrations mathématiques; d'idées qu'une partie des mathématiques peut correspondre de façon analogique à une autre partie des mathématiques; ou aussi d'analogies entre les objets mathématiques et le monde physique.
Par exemple, si vous voulez montrer que deux objets sont similaires, il est parfois plus facile de montrer indirectement qu'ils le sont tous deux à un troisième.
Le langage que les mathématiciens utilisent dans les livres et les articles comble le fossé entre ces deux modes de raisonnement. Il est difficile, pointilleux et présente des démonstrations rigoureuses; mais il tente aussi de transmettre subtilement, d'éphémères et intangibles idées "soft" à l'intérieur de sa constitution "hard", au travers d'analogies, d'allusions et d'autres moyens indirects. Ces idées "soft" sont rarement exposées en quelques mots; on ne trouve que très rarement une phrase qui peut résumer à elle seule toutes les idées contenues dans une preuve. Mais un texte mathématique technique et précis peut construire lentement une toile d'éphémères et intangibles concepts par un choix pertinent de mots, traçant des parallèles entre les différentes parties de mathématiques et des sens similaires. Ainsi, un homme mathématicien peut-il se laisser conduire par le texte jusqu'aux idées sous-jacentes. Et, in fine, ce sont ces idées "soft" qui constituent la matière. Le contenu "hard" est important car il rend objectif et vérifiable, mais ce sont les idées "soft" qui sont le centre des mathématiques, ce que les mathématiciens recherchent.
Photo: Cesarharada.com
20:09 Publié dans Constructions, Culture Générale, La Recherche, Mathématiques, Philosophie, Représentations, Vulgarisation | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : linguistique, langue, informatique, langage, preuve, démonstration, ordinateur, programme, code |
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21 mai 2010
Preuve sans mots

21:00 Publié dans Mathématiques, Représentations, Visuel | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : preuve, fonction |
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30 avril 2009
Une autre preuve de l'hypothèse de Riemann?
Démontrer la conjecture de Riemann, c'est la quête du Graal en mathématiques.
La liste de ceux ayant échoué est déjà longue : ICI
Depuis le 30 septembre 2008, Anne Bergstrom publie sur Arxiv des réponses aux questions posées à la pereuve qu'elle a mise en ligne. Il y a quelques jours, le 28 avril 2009, une cinquème version a été postée : ICI
Est-ce la démonstration complète de l'hypothèse de Riemann ? Je vous laisse le soin de la réponse...

Photo: Smithsonian Institution
12:49 Publié dans Culture Générale, Débats, Infos, Mathématiques, Paradoxes, limitations,erreurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : riemann, conjecture, preuve |
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07 novembre 2008
Le séquencement du génome mathématique : la preuve formelle
Comment les mathématiciens prouvent-t-il un théorème ?
Lorsqu'ils le prouvent d'une façon traditionnelle, ils présentent les arguments les uns à la suite des autres, comme un récit. Ils s'appuient sur des résultats précédemment démontrés ( par eux ou par d'autres), ils cachent les détails dont ils sont certains que les experts qui les liront n'auront pas besoin pour les comprendre, ils prennent des raccourcis pour rendre la lecture moins ennuyeuse.
La validité des arguments avancés est accordée après un examen minitieux par d'autres mathématiciens de la longue ( très longue parfois ) preuve ou au cours de discussions informelles, lors de séminaires, de cours ou après publication dans des revues spécialisées.
Lorsque ces experts parviennent au coeur de la démonstration, ils affinent la lecture et généralement les erreurs qui ont pu se glisser dans la démonstration sont trouvées. Cependant l'histoire des mathématiques n'est pas exempte d'exemple où il a été mis un temps très important pour que la communauté mathématique découvre une erreur ou un résultat faux. De plus, dans quelques cas récents, la lecture des preuves a été particulièrement longue et compliquée, d'autant plus que maintenant de plus en plus de preuves utilisent du code informatique.
Comment les mathématiciens peuvent-ils être sûrs que de telles preuves sont fiables ?
De façon habituelle, les mathématiciens, s'ils ne savent pas résoudre un problème, le ramènent à un problème qu'ils savent résoudre. S'ils ne peuvent plus faire de démonstration à la main, il suffit qu'ils fassent faire à l'ordinateur ce qu'ils faisaient usuellement à la main. Mathématiciens et informaticiens ont donc commencé à développer le vaste champ de la preuve formelle. La preuve formelle nécessite la vérification de chaque inférence à partir des axiomes de départ. Si les mathématiciens ne produisaient auparavant aucune preuve dans un langage formel, c'est qu'il aurait été impossible de la faire lire par la communauté mathématique, mais maintenant qu'un ordinateur peut lire et valider une preuve, il risque d'en être autrement. Les avancées dans la preuve formelle sont telles qu'il est maintenant possible de l'utiliser pour des tâches difficiles.
Mais jusqu'où iront-ils ?
Si les ordinateurs ( aidés par les mathématiciens et les informaticiens ! ) sont maintenant capables de se lancer dans les démonstrations, ils sont aussi en mesure de se lancer dans l'exploration des mathématiques elles-mêmes et d'émettre des conjectures ( hypothèses pour les autres disciplines). On peut ainsi les laisser chercher quelques relations qui n'auraient pas été vues par l'oeil du mathématicien. Les mathématiciens peuvent aussi se lancer dans l'observation des ordinateurs qui parcourent les mathématiques et apprendre ainsi de nouvelles choses. Il s'agirait d'un changement profond dans la façon de concevoir les mathématiques et de les faire. Un rêve serait d'ailleurs de voir les ordinateurs en mesure de valider toutes les preuves des théorèmes fondamentaux, activité qui s'apparenterait au séquencement du génome mathématique.
La source en anglais Science Daily
Un mathématicien post-moderne
19:20 Publié dans Culture Générale, La Recherche, Mathématiques, Monde numérique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : preuve, démonstration, informatique, mathématiques |
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05 mars 2007
Quelques remarques sur l'usage de la notion de preuve en psychiatrie
La page du blog "Psychiatrie: aide ou trahison ?" ICI
19:15 | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : preuve, psychiatrie |
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20 mai 2006
Preuve mathématique de l'existence de Dieu de Gödel
Axiome 1 : ( Dichotomie ) Une propriété est vraie si et seulement si sa négation est fausse.
Axiome 2 : ( Fermeture ) Une propriété est vraie si elle contient nécessairement une propriété vraie.
Théorème 1 : Une propriété vraie est logiquement consistante ( i.e. il est possible de trouver au moins un exemple ).
Définition : Quelque chose est semblable à Dieu si et seulement si il contient toutes les propriétés vraies.
Axiome 3 : Etre semblable à Dieu est une propriété vraie.
Axiome 4 : Etre une propriété vraie est (logique, donc ) nécessaire.
Définition : Une propriété P est l'essence de x si et seulement si x possède P et P est nécessairement minimale.
Théorème 2 : Si x est semblable à Dieu, alors être semblable de Dieu est l'essence de x
Définition : NE(x): x existe nécessairement s'il a une propriété essentielle.
Axiome 5 : Etre NE est être semblable à Dieu
Théorème 3 : Il existe nécessairement x tel que x est semblable à Dieu.
12:30 Publié dans Religions | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gödel, dieu, preuve |
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