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Inclassables M@thématiqu€s - Page 362

  • Un doctorat de mathématiques pures ou appliquées Franco-américain

    L'université Paris VI ( Pierre et Marie Curie ) et l'université de Brown, aux Etats-Unis, ont signé une convention permettant aux étudiants de suivre la moitié de leurs 6 ans d'études dans chacune des deux universités.

    Visiblement les américains sont très satisfaits....

    C'est ICI et en anglais

  • Taz, le Chihuahua qui fait des maths...

    Combien font 8-2?
    Combien y-a-t'il de fois 2 dans 10?
    Quelle est la valeur de la carte rouge ?

    Ces questions n'ont pas de secret pour Taz, le Chihuahua de 9 ans qui donne la papate à sa maîtresse le nombre de fois qu'il faut...

    La vidéo est ICI ( attention elle grésille un peu au départ, baissez les enceintes ! )

  • La science qui se voit, la science qui se fait et la science qui s'enseigne

    Au XVIIIème siècle, les cabinets scientifiques permettaient de réaliser la triple tâche de montrer la science au public, de réaliser les toutes dernières expériences du moment et d'enseigner ces notions. Malheureusement, la physique s'est mathématisée et les sciences de la vie et de la terre se sont tellement complexifiées que cet âge d'or semble révolu. Je dis bien semble car la matinée que je viens de passer en donne un contre-exemple.


    Alors que mes élèves de seconde étaient en interrogation, je me prélassais tranquillement sur mon siège et feuilletais non moins tranquillement le numéro d'octobre de "Pour la science". Comme à l'accoutumée, je me dirige directement vers l'article mathématique de l'excellent Jean-Paul Delahaye ( tag : ICI ). Il vient de signer un article intitulé " La marelle arithmétique ".

    Cet article décrit les travaux d'un mathématicien "amateur" Benoit Cloitre et commence par décrire le " terrain de jeu " .
    Il s'agit d'un tableau arithmétique. Le principe est très simple, pour commencer il suffit d'écrire les entiers sur la première ligne,et des 1 sur la première colonne. On écrit ensuite sur la deuxième ligne les entiers espacés d'une case, sur la troisième les entiers espacés de deux cases, sur la quatrième ligne, les entiers espacé de trois cases, etc... et voila le résultat.

     

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    Et quel est le premier constat?

    En partant d'un nombre quelconque sur la première ligne et en prenant la direction de la diagonale Sud-Ouest, on visualise soit une diagonale vide si le nombre est premier ( 13 ), soit ses diviseurs ( 2 et 5 ) si ce nombre ne l'est pas ( 10 ) ( on dit composé ).

    L'article va bien plus loin que cela, mais la simple visualisation géométrique de cette belle propriété liant les nombres entiers me suffisait pour montrer à mes élèves de seconde le magazine, leur expliquer ce tableau arithmétique et  leur dire que la science qui se voit, celle qui se fait et celle qui s'enseigne ne sont pas si éloignées que ça, comme c'éatit le cas au XVIIIème siècle.

    Et de terminer l'intermède par la conclusion de l'article :

    Les méthodes de travail de ce mathématicien peu ordinaire sont fondées sur des essais numériques prolongés et patients. D'après lui, "l'époque est formidable, car l'expérimentation mathématique est accessible à tout le monde. N'importe qui peut utiliser PARI/GP qui est téléchargeable gratuitement ( c'est un programme de l'Université de Bordeaux). Avec un peu d'imagination, on arrive à dénicher des choses en phase avec la recherche actuelle."

    Cette conclusion est à méditer par les plus virulents détracteurs de l'épreuve pratique au baccalauréat.




    Le lien du fichier PDF "Chemins dans un tableau arithmétique" de Benoit Cloitre : ICI

  • Wikio est formidable... ou presque !

    2a44fa444713290f41804cf030694f31.jpgSi vous ne connaissez pas Wikio, il faut tout de suite vous y diriger :

    Voilà Wikio comme il se définit lui-même :

    Wikio est un portail d’information qui fouille dans les sites de presse et dans les blogs pour trouver l'actualité qui vous intéresse.

    Vous pouvez le personnaliser en créant des onglets et suivre ainsi vos propres thématiques. L’info est mise à jour en continu !

    Wikio est aussi un service participatif, vous pouvez publier un article, commenter des articles existants ou simplement voter pour les rendre plus populaires.

    Enfin, chaque page propose un flux RSS qui permet de s'abonner et de recevoir l'information dans le lecteur de votre choix.

    En quelques mots, Wikio est simple clair, rapide et efficace.

    Mais cela ne vaudrait pas une note dans les Inclassables Mathématiques... car il n'était pas question de mathématiques...

    Les mathématiques arrivent, un peu de patience...

    Wikio publie parfois souvent des notes des "Inclassables Mathématiques" depuis sa création et ce matin, tel Zoro, j'ai pris ma plus belle plume sur Google Docs ( il n'y avait pas de traitement de texte sur le poste dont je disposais ) et j'ai envoyé le mail suivant à Wikio :


    Messieurs,

    Je consulte très fréquemment votre site de qualité.

    Les notes de mon blog " Inclassables Mathématiques" apparaissent régulièrement dans le flux des notes consacrées aux mathématiques. Vous précisez d'ailleurs :

    La science est l’univers du savoir humain et repose sur un ensemble de disciplines telles que la biologie, la chimie, les mathématiques ou encore la physique en opposition aux lettres et aux sciences humaines qui s’intéressent à l’homme et son comportement (histoire, philosophie, sociologie…).

    Mme le Ministre Valérie Pécresse rappelle dans un discours au Collège de France du 28/09/07, dont la note que j'ai publiée à ce sujet a été relayée par votre site :

    "Les mathématiques françaises, c'est la discipline où la France figure en second au Web of Science, derrière les Etats-Unis .

    Les mathématiques françaises, ce sont 9 des 47 médailles Fields décernés depuis 1936. Ce qui fait là encore de l'école française de mathématiques la deuxième au monde, après l'école américaine, certes, mais bien avant l'école russe ou anglaise.
    Et de même, c'est à un Français, Jean-Pierre Serre, qui enseigna ici même, au Collège de France, qu'est revenu le premier prix Abel décerné en 2003."

    Mais pourtant, dans la catégorie Sciences, à coté des sciences de la vie, des sciences de la terre et de la physique, je ne vois pas de tag " Mathématiques ".

    Les arguments précédents ne sont-ils pas suffisants à la création celui-ci? S'il s'agit de l'aspect "quantitatif" de production des blogs et des informations dont il est question, effectivement, tout comme dans leur enseignement, les mathématiques ne font pas jeu égal avec d'autres domaines, mais il ne me semble pas que ce soit une raison suffisante à leur absence sur le terrain médiatique. Obtenir une médaille Fields ou le prix Abel, n'est pas des plus aisé !

    Il me semble légitime qu'un site de qualité comme le votre fasse apparaître l'information telle qu'elle se fait et donc que les "Mathématiques" bénéficient d'un tag.

    C'est avec impatience que j'attends la réponse à ce mail et croyez bien que se sera avec un grand plaisir que mes lecteurs et moi accueillerons une réponse positive de votre part qui ne manquera pas de faire l'objet d'un SCOOP !

    Très respectueusement.

    Olivier Leguay


    Nous sommes maintenant quelques heures après l'envoi de ce mail et je vous livre la réponse de Wikio en image qui est la plus belle des récompenses et l'assurance d'un service de qualité :

    40188609b7dd8c9b08f1e31cc165e0c1.jpg

    Alors oui, je terminerai tout simplement cette note comme je l'ai commencée par "Wikio est formidable".


    Vous pouvez consulter le fil d'infos "mathématiques" : http://www.wikio.fr/science/mathematiques

  • Discours de Mme Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche

    f30e545bb0ff360b6b5525f62d220af5.jpgInauguration de la fondation " Sciences Mathématiques de Paris" au Collège de France, le 28 septembre 2007 par Mme Valérie Pécresse

    Je suis très heureuse d'être parmi vous aujourd'hui, à l'occasion de cette première journée de la Fondation des Sciences mathématiques de Paris ;

    Très honorée aussi, de m'adresser à vous ici, dans l'amphithéâtre Marguerite de Navarre du Collège de France, qui voit tous les jours professer tant de grands esprits ; et de le faire non pas devant un public d'étudiants et de spécialistes, de curieux ou de passionnés, comme les professeurs du Collège de France en ont l'habitude, mais devant quelques-uns des plus grands mathématiciens de notre temps.

    Car, vous le savez mieux que personne, Mesdames et Messieurs, la France peut être fière de ses mathématiciens, fière d'avoir une école mathématique d'exception.

    Je le sais bien, ce genre d'expression est souvent galvaudé : tout ou presque à notre époque devient exceptionnel. Mais jamais le terme n'a été mieux employé que pour qualifier l'école mathématique française.

    Et puisque j'ai aujourd'hui l'occasion de m'adresser à un public qui manie les nombres aussi bien que les mots, je voudrais le prouver en rappelant simplement ces quelques faits :

    Les mathématiques françaises, c'est la discipline où la France figure en second au Web of Science, derrière les Etats-Unis.

    Les mathématiques françaises, ce sont 9 des 47 médailles Fields décernés depuis 1936. Ce qui fait là encore de l'école française de mathématiques la deuxième au monde, après l'école américaine, certes, mais bien avant l'école russe ou anglaise.

    Et de même, c'est à un Français, Jean-Pierre Serre, qui enseigna ici même, au Collège de France, qu'est revenu le premier prix Abel décerné en 2003.

    Cette tradition d'excellence, la France la doit bien entendu avant tout aux qualités exceptionnelles de ses mathématiciens depuis des générations : Descartes lui-même était tout à la fois un excellent mathématicien et un immense philosophe. Et d'Alembert, lorsqu'il ne patronnait pas l'Encyclopédie, travaillait les équations différentielles et les dérivées partielles.

    Mais elle la doit aussi au soin que prend chaque génération de mathématiciens français de former la suivante : et les lieux de cette transmission de l'excellence sont bien connus, ce sont, d'abord, les établissements dont vous avez la charge, Messieurs les Présidents d'Université, et bien sûr, Madame la directrice, l'Ecole normale supérieure, qui joue un rôle majeur en la matière : la quasi-totalité des médailles Fields françaises ne sont-elles pas revenues à des anciens élèves de l'Ecole ? Et n'est-ce pas rue d'Ulm que Nicolas Bourbaki poursuit son étonnant destin ?

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    Et pourtant, vous le savez, Mesdames et Messieurs, la crise des vocations scientifiques n'épargne pas les mathématiques et fait peser ainsi une menace sourde, mais réelle, sur l'avenir de l'école mathématique française.

    C'est pourquoi des journées comme celles-ci sont essentielles : elles ne permettent pas seulement aux plus grands mathématiciens de notre pays de se retrouver et d'aborder ensemble quelques-uns des problèmes scientifiques de l'époque ; elles sont aussi l'occasion de rappeler à nos compatriotes la vitalité et l'extrême fécondité des sciences mathématiques. C'est essentiel, si nous voulons que demain, les jeunes générations puissent à leur tour les illustrer.

     

    Nous avons aujourd'hui l'occasion de donner de votre discipline une autre image que celle qui prévaut habituellement dans l'imaginaire collectif : c'est en effet un respect un peu distant, qui va aux mathématiques, un respect mêlé de cette forme de crainte sacramentelle dont jouissent les disciplines réputées abstraites, mais arides, exaltantes, mais infiniment difficiles. Trop souvent, la part d'imagination, de création et quelquefois même de spéculation qui caractérise aussi les mathématiques est passée sous silence, au profit d'une vision scolaire, fondée sur quelques souvenirs de collège ou de lycée, qui ne leur rend pas justice.

    Je vous fais confiance, Mesdames et Messieurs, pour donner envie aux jeunes étudiants de se consacrer à la recherche mathématique, pour faire naître les vocations des médailles Fields de demain, qui viendront succéder à Wendelin Werner, le dernier lauréat français.

    La suite  ICI