11 avril 2010
La puissance de la parenthèse ou la parenthèse de la puissance ?
Les puissances sont capricieuses car leur écriture peut-être ambigüe.
Il n'y a pas d'ambigüité si l'on écrit : , et de façon surprenante il n'y en a pas lorsque l'on écrit:
mais lorsque l'on commence à écrire
, ça se complique...
Si l'on applique les conventions usuelles on a :

Mais sinon, combien d'autres valeurs sont possibles ?
Et si l'on poursuit l'expérience, combien de valeurs différentes peut prendre ?
Y a -t-il une règle générale ?
19:13 Publié dans Défis, Paradoxes, limitations,erreurs | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Tags : puissance, parenthèses |
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06 mars 2010
Vivre dans un monde hyperbolique...
On connait bien le monde plan, le monde sphérique depuis que l'on sait que la terre est ronde, mais on connait peu le monde hyperbolique....
Voilà quelques repères pour mieux vous orienter dans un tel univers :
Dans un monde hyperbolique, il y a des grands et des petits mais ça dépend de leur emplacement.
Photo:Aldoaldoz
On peut jouer au Golf mais c'est pas gagné !
Dans le même genre vous pouvez vous lancer dans le Billard.

Ou bien dans le Sudoku, pas facile non plus!
10:22 Publié dans Activités et jeux, Arts, Constructions, Culture Générale, Humour, Paradoxes, limitations,erreurs, Vulgarisation | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Tags : hyperbolique |
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26 février 2010
Si Monsieur Machin est une machine alors...
Si vous êtes dualiste alors vous pensez que l'esprit et la matière existent et qu'ils sont en relation.
Si vous êtes matérialiste vous pensez que seule la matière existe et que l'esprit se ramène à son support physique.
Si vous êtes idéaliste, l'esprit existe et la matière est une illusion.
L'essentiel n'est pas d'avoir une position mais d'en assumer les conséquences.
On pourrait explorer l'hypothèse suivante : "Et si nous n'étions que des machines". Nous ferions dans ce cas, le pari de la validité du "mécanisme numérique" aussi dénommé "computationnalisme", c'est à dire que l'on supposera vrai le fait que l'on puisse décrire un être humain de façon suffisamment précise, afin de saisir son identité mentale (et physique). Si cette hypothèse vous semble farfelue, il ne faut pas oublier que les progrès vont bon train dans ce domaine, qu'une stimulation du cerveau peut redonner des sensations visuelles et que certaines parties du corps peuvent être entièrement remplacées par un objet externe. Si l'on se rend bien compte du chemin qu'il reste encore à parcourir avant que cette hypothèse soit réalisée, on peut déjà en explorer les conséquences. C'est d'ailleurs ce qu'a réalisé Bruno Marchal dans sa thèse résumée par Jean-Paul Delahaye dans le numéro de "Pour la Science" de Janvier 1998.
Il doit être clair qu'il ne s'agit pas de présumer de la validité de cette hypothèse mais d'en explorer les contours et les problèmes qui s'y attachent en la prenant comme base de travail et en suivant un raisonnement logico-déductif rigoureux.
L'hypothèse du mécanisme numérique implique donc la possibilité du codage complet de l'humain et donc celle de recréer un équivalent mécanique ailleurs, plus connu sous le nom de téléportation. La position adoptée est donc ni matérialiste, ni dualiste, qui sont les deux conceptions les plus présentent, mais celle d'un idéalisme particulier, pas le même que l'idéalisme "mathématique". C'est celui des machines numériques abstraites dans lequel on retrouvera de façon surprenante la logique de la prouvabilité, l'autoréférence, les résultats de Gödel, la thèse de Church et où l'on devra voir accoucher la physique de la théorie des machines numériques , donc de la théorie de la calculabilité et dans lequel l'indéterminisme sera présent sous une forme très particulière.
Mais reprenons l'histoire au début.
Monsieur Machin sait qu'il est une machine. Il sait en fait qu'il est possible d'enregistrer sa description, de le reconstruire ailleurs en faisant voyager l'onde électromagnétique et d'annihiler la version de base. Monsieur Machin aura été téléporté si l'expérience est réalisée.
Il est cependant possible de compliquer un peu l'expérience. On peut reconstituer Monsieur Machin en deux endroits différents. Le seul problème est que Monsieur Machin sera dans l'incapacité de déterminer l'endroit où il sera après le transport. Il s'agit d'un indéterminisme "psychologique" sans aucun lien avec l'indéterminisme physique (quantique ou autre). C'est un indéterminisme "intime", du même type que celui rencontré par une amibe qui se duplique.
Photo: aldoaldoz
18:17 Publié dans Constructions, Culture Générale, Mathématiques, Monde numérique, Paradoxes, limitations,erreurs, Philosophie, Simulations, modélisations | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Tags : delahaye, autoréférence, gödel, philosphie, informatique |
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09 février 2010
Epidémies philosophiques
Les épidémies n'épargnent personne, pas les politiques et encore moins les philosophes, une population qui semble particulièrement exposée.
Après la gödelite (utilisation des conclusions des théorèmes de Gödel hors champ des mathématiques), la chaotite (utilisation de la théorie du chaos hors champ des mathématiques) , la catastrophite (utilisation de la théorie des catastrophes hors champ des mathématiques) voilà arrivé le temps de la botulite (utilisation de sources non vérifiées dans le champ de la discipline)...
Quelle est la plus grave de ces épidémies?
16:01 Publié dans Culture Générale, Débats, Humour, Paradoxes, limitations,erreurs, Pensées, Philosophie, Vulgarisation | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Tags : nordon, philosophie, gödel, vulgarisation |
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08 février 2010
La zététique ou comment distinguer Science et PseudoScience
Qu'est-ce que la science? Comment distinguer un argumentaire scientifique de ce qui n'en est pas un? Ou pire de ce qui ne l'est pas tout à fait? Raisonnements éronnés, glissements de sens, effets de rétorique, les techniques sont nombreuses pour nous faire avaler l'ersatz à la place du produit original. Produit d'ailleurs qui se prête bien mal à sa digestion par le grand public. Mais tous les coups sont-ils permis? Ne finit-on pas par s'habituer au packaging? Et ne reproduit-on pas, parfois malgré-nous, les biais que l'on souhaiterai éviter?
Les mathématiques ne sont pas exemptes de cette vulgarisation abusive ou de leur usage détourné. On y trouvera comme exemple, la célèbre maladie de la Gödelite, c'est à dire des conclusions des théorèmes de Gödel mises à toutes les sauces, le fameux Chaos et son effet papillon, la vision très mystique et pythagoricienne du monde, la théorie des catastrophes utilisée de façon... catastrophique et nos plus grands mathématiciens oscillant entre grandeur et décadence. Le Post-modernisme quant à lui fut friand d'un vocabulaire mathématique, dont l'utilisation est bien souvent inadaptée en même temps que le sens des concepts sous-jacents incompris.
A l'interstice du monde scientifique qui diffuse et du grand public, la zététique propose d'une part de lister les principales sources d'égarement et de confusion, aussi bien dans les textes que dans les titres des revues de vulgarisation. Elle offre aussi un matériau pédagogique pour s'exercer et pour traiter des cas "d'école".
Après avoir lu la thèse de Baudoin Jurdant : Les problèmes théoriques de la vulgarisation scientifique, je me suis attaqué à une autre thèse, plus orientée vers les cas pratiques, celle de Richard Monvoisin, Pour une didactique de l'esprit critique.
Entre carpaccios et effets paillasson, le propos est intéressant et permet de disposer d'indicateurs concrets pour déceler les effets utilisés afin de valider un propos qui n'a rien de scientifique alors que son auteur le proclame ou le présente comme tel ou en fait un argument qui devrait être irréfutable.
Au fur et à mesure de la lecture, on découvre des encarts faisant apparaître une maxime intitulée "Facette Z" (comme Zététique ou Zorro?). Elle permet de synthétiser un passage incontournable pour diffuser au plus près les objets de Science. Un exemple parmi beaucoup d'autres: "Les faits, rien que les faits quelquesoit la personne qui les rapporte".
On trouvera un résumé-condensé des facettes Z dans le cours de Zététique-Méthodologie Scientifique de Broch à la page 47.
Il est intéressant de noter dans un sondage de 2001 (page 36), que "seulement" 72.3% des européens pensent que les mathématiques sont plutôt scientifique contre 92.6% pour la médecine et 52.7% pour l'astrologie!
Il est à noter aussi l'existence de l'observatoire de Zététique et de l'AFIS.
Bonne lecture.
Photo: dgj103
16:53 Publié dans Bonne question, Constructions, Culture Générale, Esotérisme, symbolique, Infos, Livres et citations, Paradoxes, limitations,erreurs, Pour les lycéens, Quel beau métier professeur, Religions, Vulgarisation | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Tags : zététique, vulgarisation, gödel, chaos |
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26 décembre 2009
Diviser par 0

see more deMotivational Posters
Mais au fait, pourquoi est-ce interdit de diviser par 0 ? Qu'est-ce que ça fait si on transgresse l'interdit ?
Ce serait marrant de mettre en commentaires l'adresse d'une image (sous license Créative Commons) représentant pour vous, la division par 0. Je pourrai faire un montage ensuite avec toutes les représentations.
09:29 Publié dans Arts, Culture Générale, Paradoxes, limitations,erreurs, Visuel | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Tags : division, zéro, 0, interdiction |
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11 novembre 2009
La table de la combination de Marin Mersenne
"L'action de l'ouye n'est autre chose que le desnombrement des battements de l'air, soit que l'âme les compte sans que nous l'apercevions, ou qu'elle sente qui la touche".
Marin Mersenne, religieux mathématicien, éponyme de certains nombres premiers, est l'auteur de cette phrase vers 1636 témoignant ainsi de l'étroit rapport qui a toujours existé entre les mathématiques et la musique.
Pour Mersenne, la musique est dénombrement et le dénombrement est mathématique. Il est ainsi possible de se lancer dans le calcul des formes musicales.
Il a donc décidé de se lancer dans le calcul du nombre de chants possibles contenant n sons.
Il s'agit par exemple de calculer le nombres de chants que l'on peut obtenir sur une octave donc avec 8 sons distincts. L'idée n'est pas bien difficile à saisir et les permutations étaient bien connues à cette époque.
Pour réaliser ce dénombrement, il suffit de considérer 8 case vides que l'on veut remplir avec les 8notes. Il y a 8 possibilités pour remplir la première case, puis 7 pour la deuxième, et ainsi de suite jusqu'à la huitième où il ne reste plus que la possibilité de placer la dernière note.
Il y a donc 8x7x6x5x4x3x2x1 chants, ce nombre est appelé factorielle 8, il est noté 8! en mathématiques et vaut 40 320.
Il y a donc 40 320 chant possibles de huit sons distincts.
Mais voilà, notre Marin ne s'est pas arrété là et navigua un peu plus loin dans l'océan de la factorielle et la mer du chant.
Dans La vérité des sciences, Mersenne donna la table des factorielles jusqu'à 22. Je vous engage à faire ce calcul à la main, vous pouvez le commencer dans un sens ou dans l'autre, soit 1x2x3x.... jusqu'à 22 ou bien partir de l'autre sens 22x21x20.... jusqu'à 1. Le résultat que vous devrez obtenir est assez considérable : 1124000727777607680000 .
Dans L'Harmonie Universelle, Mersenne fit remarquer l'amplitude considérable de ce nombre, ce qui ne l'empécha pas de compléter cette "Table de la combination depuis 23 jusque à 64". Il se demanda dans cet ouvrage s'il est possible de composer le meilleur chant imaginable et répondit par la négative car le nombre de chants possibles es trop grand et l'on ne pourrait procéder par la technique d'essais et erreur.
Je ne peux pas m'imaginer le travail, nécessairement artisanal, qu'il fallut produire pour éditer cette table jusqu'au nombre 64! :
126886932185884164103433389335161480802865516174545192198...
D'ailleurs Mersenne ne le trouva pas ( Table complète dans le magazine La Recherche juillet-août 1995 ), car il introduisit une petite erreur dans le calcul de 39!. Les derniers chiffres non nuls sont 568 et Mersenne écrivit 468.
Pour compléter : Mersenne: dénombrements, répertoires, numérotation de permutations, Numdam On y trouvera une image de la table jusqu'à 51!.
19:25 Publié dans Culture Générale, Défis, Hommes et femmes, Paradoxes, limitations,erreurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Tags : mersenne, dénombrement, table, musique |
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09 novembre 2009
Qu'est-ce que les mathématiques?
Les mathématiques sont-elles le langage de la Nature ?
Si ce n'est pas le cas, pourquoi décrivent-elles aussi bien la réalité ?
Dieu est-il mathématicien ou les mathématiques sont-elles d'ordre divin ?
Le temps joue-t-il un rôle en mathématiques ?
Les vérités mathématiques sont-elles éternelles, inusables, périssables, ont-elles un commencement, voir une fin ?
Les mathématiques dépendent-elles des mathématiciens qui les trouvent ?
Les mathématiques sont-elles utiles, nécessaires ou est-ce un simple jeu de l'esprit ?
Tout est-il mathématiquement découvert ?
A juste titre nous pouvons nous poser la question :
Qu'est-ce que les mathématiques ?
C'est un petit texte que j'ai écrit afin de présenter les différents mouvements constituant l'histoire des mathématiques à mes élèves de lycée.
Qu'est-ce que les mathématiques ?
Pour compléter, entre le platonisme, l'empirisme et les paradoxes, une très bonne conférence à écouter ( il y a un décalage son/image) de Canal-U
(source: Philosophie des mathématiques)
Le monde est-il mathématique ?
18:17 Publié dans Culture Générale, Mathématiques, Paradoxes, limitations,erreurs, Philosophie, Pour le prof de maths, Quel beau métier professeur, Vidéos, Vulgarisation | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Tags : histoire, mathématiques, philosophie, texte |
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03 novembre 2009
De quoi parlent les mathématiques ?
Même si je ne dispose pas des connaissances suffisantes pour émettre un avis sur le sujet, j'ai apprécié le billet de David Madore, certes très technique, De quoi parlent les mathématiques?, abordant la problématique du codage des mathématiques.
On y retrouvera les acteurs principaux que sont ZFC, Peano et Gödel.
J'adore....
09:16 Publié dans Débats, La Recherche, Mathématiques, Monde numérique, Paradoxes, limitations,erreurs, Vulgarisation | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Tags : gödel, zfc, peano |
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24 octobre 2009
Mon avis sur " Les métamorphoses du calcul" de Gilles Dowek
Trois jours de stage et six heures de train pendant lesquelles j'ai dévoré ce livre. Gilles Dowek a reçu le Grand Prix de Philosophie 2007 décerné par l'Académie Française. Je ne connais pas les autres lauréats mais pour ce qui est de ce livre je pense que la philosophie a vraiment trouvé du grain à moudre pour quelques années dans ces métamorphoses numériques.
Au début du livre, j'étais en territoire connu mais j'ai déjà lu beaucoup de livres sur l'histoire des mathématiques alors j'ai pensé, tiens encore une histoire des maths. C'est vrai pour le tout début du livre mais la première partie est nécessaire à quiconque ne maîtrise par bien ce sujet afin d'introduire la logique des prédicats.
Et puis dès la cinquantième page, je vois apparaître mon copain Kant et ses jugements synthétiques à priori. Alors je commence à me dire que ça va cogner. On pourra d'ailleurs lire le documents suivant : La philosophie des mathématiques de Kant . Quel est le problème?
Kant propose deux types de jugements :
Analytique si une proposition est vraie par définition comme "un triangle à trois cotés".
Synthétique si la propostion est vraie sans que ce soit une définition. Par exemple "La terre a un satellite" . Ce jugement peut être a priori si on peut le concevoir dans la tête ou a poseriori s'il faut une intéraction avec la nature.
Les jugements analytiques semblent quant à eux exclusivement à priori.
Pour Kant le raisonnement se situe dans les jugements synthétiques à priori mais c'est là que ça coince par ce que ce n'est pas aussi simple que ça!
Le "simple", 2+2=4 pose problème. Frege va d'ailleurs montrer que 2+2=4 peut se déduire de la définition des nombres entiers et doit être classé parmi les jugements analytiques et non parmi les jugements synthétiques à priori.
On voit déjà poindre à l'horizon une problématique philosophique centrale concernant les mathématiques, leur constitution et leur évolution. Se constituent-elles au sein d'elles mêmes auquelles cas elles sont analytiques à partir des simples définitions. Relèvent-elles du jugement synthétique à priori ou doivent-elles aller chercher des éléments dans la nature pour se construire.
Il est inutile de vouloir répondre simplement à ces questions qui dépendent de l'évolution des mathématiques elles mêmes dont le pivot central est certainement la thèse de Church des années 30, affirmant l'identité entre la notion de calcul "informatique et la notion "commune " de calcul que nous avons.
En avançant encore un peu dans le livre on voit apparaitre l'idée selon laquelle Démonstration = Algorithme et puisque la thèse de Church nous donne Algorithme = Calcul, on a donc l'identité Démonstration = Calcul. Il devient donc nécessaire de distinguer les notions de démontrable et d'explicatif, ce qui est loin d'être facile pour les mathématiciens. La longueur des démonstrations est aussi abordée, avec par exemple la problèmatique suivante : Peut-on démontrer qu'un problème démontrable possède une démonstration "courte"?
Philosophiquement le sujet est dense!
D'autant qu'à la fin de l'histoire une surprise de taille nous attend avec un retour nécessaire à la nature... Mais je n'en dis pas plus.
Ce qui m'a aussi passioné dans le livre est le traitement du rapport du mathématicien et de la machine, de ce nouvel outil qui lui est maintenant indispensable. L'auteur s'interroge aussi sur le fait que l'ordinateur du mathématicien est le même que celui de Mme Michu, sauf bien sûr si les calculs sont vraiment très très longs et demandent un super-calculateur pour pouvoir être faits en un temps "raisonnable". Il est intreressant de comprendre quelles est la place de l'ordinateur-machine à coté du mathématicien-humain.
J'ai extrait quelques courtes citations vers la fin du livre qui me semblent assez explicites sur les métamorphoses du calcul qui est le sujet du livre et donc des mathématiques elles-mêmes:
En 1976, les mathématiques sont entrées dans la période instrumentée de leur histoire. Les instruments utilisés par les mathématiciens, ne sont pas des instruments qui prolongent les facultés de nos sens, mais qui prolongent les capacités de notre entendement: notre faculté de raisonner et surtout, de calculer. ( p 182 )
L'utilisation d'instruments commence, de même à changer, les mathématiques. ( p 182 )
La maquette sur laquelle on fait l'essai est donc une machine à résoudre un problème mathématique,[...] (p 188)
L'entrée des mathématiques dans leur ère instrumentée incite donc, non à accorder une confiance excessive dans les instruments utilisés, mais à restreindre prudemment la confiance parfois exagérée, que nous avons en nous-mêmes: nous aussi nous pouvons faire des erreurs. ( p 191 )
Podcast de Gille Dowek sur le livre et sur Canal-Académie
Pour compléter :
Des p'tits problèmes de coloriage ( autour du théorème des quatre couleurs)
15:06 Publié dans Autour de la Nature, Constructions, Culture Générale, Débats, Infos, La Recherche, Livres et citations, Mathématiques, Métiers des maths, Monde numérique, Paradoxes, limitations,erreurs, Philosophie, Pour le prof de maths, Simulations, modélisations, Vulgarisation | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Tags : dowek, calcul, philosophie, histoire, informatique, mathématiques, mathématiques appliquées |
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