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poésie - Page 2

  • L'art de la sextine

    7722c54f3763799c18220c0fd4ae97f2.jpgDans "sextine" il y a six,
    le spécialiste appelerait ça une n-ine,
    qui n'est ni très sérieux ni très joli
    mais une chose est claire
    mieux vaut un écrivain arpette
    pour la nommer , qu'un mathématicien !

     

    Et l'unique cordeau des trompettes marines...
    mais non je ne m'appelle pas Apollinaire
    pour fabriquer aussi bien
    tant de rimes tellement parfaites
    et de vers si polis
    comme les roses qui fleurissent.



    Inutile non plus de m'appeler Baudelaire
    sinon j'appuie sur la gachette,
    et avant que vos forces ne s'affaiblissent
    comme vous avez déjà bien pali,
    pour vous requinquer, non d'un chien,
    reprenez quelques vitamines

     

    De la sextine partons à la conquête,
    en créer une n'est point folie,
    il suffit de permuter les rimes
    des deux premieres strophes, l'ordre choisissez bien
    et sans complexe, que les autres se finissent
    en décalant régulièrement  cet air.

     

    Attaquez sans un pli,
    Ne vous fachez en rien,
    et ne crachez pas, tel un dromadaire,
    numérotez simplement  chacune jusqu'à six
    suivez les terminaisons de manière fine,
    puis de cette permutation vous atteindrez le faîte.

     

    Vous voyez bien,
    si je termine celle-ci avec "saucisse"
    c'est qu'à la précédente "en rien" il a fallu que je mette,
    j'espère que vous devenez ami de la sextine
    car j'aimerais bien être le père
    d'un cours qui anobli plutôt que vous amoli.

    Signature de la sextine

    Leguay  fait très bien Baudelaire
    Pour vous faciliter cette fine conquête
    Afin qu'un jour, les sextines fleurissent....


    "Mathématiques et littérature" PDF de Michèle Audin : ICI

     

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  • Mathématiques entre passions et tensions

    Les Maths? Tiens... Parlons-en, et de la façon dont on les a "déculturées" en en faisant un élément de sélection!
    Les maths, c'et le rêve, la grande folie des cardinaux, de l'illimité dans l'illimité, de l'impossible dans le possible, de l'inexistence concrète et solide. C'est AUSSI le coup d'épée qui tua Galois ( ndlr: c'était en réalité un coup de feu ). C'est le crâne en béton de l'obstiné Gauss!
    C'est la poésie. C'est le moment magique de Fermat énervé disant d'un seul trait de plus que c'est facile et ne daignant même plus démontrer. Résultat: dix ans de travail pour Wiles!
    C'est à la fois le frisson des hautes glaces et la tendresse des nombres amicaux... C'est le ventre content qui paresse et savoure. C'est la digestion lente du gastronome friand, c'est comme le parfum de la grammaire qui se répénd, attise, fait saliver. Il y a de l'amour, là-dessous...Mais chut!

    La suite ICI

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    Il est plus que temps de rétablir la valeur des savoirs de base, appelés aussi fondamentaux et classiques. Chose qui peut paraître paradoxale compte tenu des adjectifs auxquels ils sont rattachés ici. Reste que les assauts jumelés du constructivisme radical, qui sous-tend la présente réforme scolaire québécoise, et du néolibéralisme, qui cherche une décentralisation pour une meilleure réponse des écoles au Marché, vident progressivement l’école de son contenu « classique ». Dès lors, ce texte cherche d’abord à brièvement rappeler le rôle et l’importance des mathématiques traditionnelles et ensuite souligner les dangers auxquels cette matière est soumise. Il est à noter, également, que les autres matières méritent le même appui. En effet, le français, la géographie, l’histoire, la chimie et la physique ont droit à la même assistance puisque l’agression décrite ci-après est globale, touche tous les domaines.

    Ainsi, l’abstraction, le travail qui permet de sortir de soi-même est d’une grande importance. Pourquoi ? Les valeurs ne sont-elles pas des idées abstraites ? Ce texte, comme les autres, ne demande-t-il pas une enjambée à l’extérieur de la réalité immédiate et tangible ? Les mathématiques contribuent à ces sorties hors de soi. Ils s’associent à autre chose, mais exercent une grande influence sur cette capacité. Les symétries, les divisions, les multiplications, les additions et un peu plus loin la dérivée et l’intégrale, pour ne nommer que quelques opérations, participent aux voyages dans l’ontologie humaine. Partant, il est important que l’école, peu importe la facilité de l’élève ou de l’étudiant, l’amène à réfléchir de cette façon, le fasse travailler dans l’abstrait. L’enseignement des mathématiques « en situation », très réforme scolaire, dans un réalisme où tout doit être mis en relation avec son utilité concrète, réfrène les forces de l’intangibilité des mathématiques. Le constructivisme radical a fait de « la mise en contexte des savoirs » une des pierres angulaires de son programme pour les écoles et rejette ainsi, par ricochet, ces « sorties de soi ».

     La suite ICI

  • Patrick Dubost : Matheux et Poète

    Sa Biographie

    Jardinier sur son balcon
    Sportif à ses belles heures

    Tendresse pour les monastères

    Tout parce qu'il n'a qu'une seule vie
    Lecteur incertain de polars avant dormir
    Etudes de mathématiques et de musicologie
    Cycliste du dimanche (juste un ou deux par an)
    Voyager, bien sûr, mais dans les bagages de sa poésie
    Joueur infatigable, voire obsessionnel (dont l'informatique)
    677d84ea1434c750c79610b49194c3e1.jpgDepuis la petite enfance, que ne ferait-on pas pour ne pas mourir ?
    A construit sa vie sur l'écriture, et sur comment la parole naît de l'écrit
    Père amateur (oups) de deux enfants magnifiques (mais grands et tirés d'affaire)
    Enseigne les mathématiques dans un lycée à Lyon, parfois à mi-temps, parfois à temps complet
    Professeur mal noté par les inspecteurs de l'Education Nationale (ce qui est bon signe ?)
    Ecrit aussi sous le nom d'Armand Le Poête, faute d'écrire sous trois mille noms
    Passionné d'astronomie, de cosmologie et certains domaines de la physique
    Musicien amateur (claviers, flûtes, harmonica, clarinette, etc...)
    Ne parle aucune langue sauf celle qui est dans sa bouche
    Bricoleur sympathique, incompétent et versatile
    Aimerait un jour quand même en anglais
    Une langue qui ne soit pas maternelle
    Athée contemplatif et actif atypique

    Mécanique quantique et relativité
    Surtout ne pas vivre trop vieux
    Attend la mort sans réfléchir
    Attend le tramway pareil
    Danseur protohistorique
    Frère avec les animaux
    Voit le chaos partout
    Ne s'ennuie jamais

    Le site de Patrick Dubost :
    ICI

    Le 29 novembre, le Cœur des sciences vous invite à vivre une expérience hors du commun avec la lecture/performance de Patrick Dubost, mathématicien et poète, et de Vincent Dionne, compositeur de musique électroacoustique : la suite ICI

  • Haïku du jour

    Alexis Lemaire, prodige français des mathématiques

    Il arrache vite
    72 secondes
    Pour une racine

    Dans son contexte original sur le blog POESIES GAUDEAMUS "Le Moulin à Farine"

  • Mathématiques et poésie

    Il y a une croyance de ma part que je voudrais examiner. Je considère en effet que la poésie est « l’opposé » des mathématiques ». Mais est-ce pertinent ? Il se trouve que j’ai longtemps été et je suis plutôt encore « à l’aise » avec les mathématiques. Inversement, je suis « mal à l’aise » question poésie. Mais ce constat n’est qu’un indice pour établir l’opposition entre les 2 « démarches ». C’est en effet sur le plan de la « démarche » ou de la « prétention » que j’oppose les 2 corpus.

    Il y a un point commun : c’est la pérennité des productions de ces démarches. En effet, les mathématiques sont une construction incrémentale : les résultats de l’antiquité ont pleine validité. Ainsi par exemple la géométrie euclidienne et ses théorèmes sont toujours valides. Bien sûr on a progressé : on a trouvé des géométries non euclidiennes. C’est la seule « science » qui présente cette caractéristique. Les résultats des autres sciences sont profondément transformés par le progrès scientifique : quelquefois les anciennes théories sont complètement fausses (Ptolémée), parfois ce ne sont que des cas limites de théories plus vastes (Newton). Cela se traduit notamment par l’évolution du vocabulaire. Mais cette évolution du vocabulaire n’est pas que superficielle : c’est le reflet d’une profonde évolution des concepts. De la même façon il me semble que l’on peut dire qu’un poème est tout aussi « vrai » dans l’antiquité qu’aujourd’hui.

    La suite sur le blog "CE N'EST PAS PARCE QUE C'EST ECRIT QUE C'EST VRAI" : ICI