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  • Planche de géométrie - Camus - 1769

    Pour rêver un peu, voici cette belle planche de problèmes de géométrie extraite du second volume du cours de Mathématiques " Elemens de Géométrie Théorique et Pratique " de M. Camus de l'Académie Royale des Sciences, de la Société Royale de Londres, Examinateur des Ingénieurs et du Corps Royal, de l'Artillerie, Professeur et Secrétaire perpétuel de l'Académie Royale d'Architecture, Honoraire de l'Académie de Marine. 1769.

    Excusez du peu !

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    Enoncé correspondant aux figures 396 et 397:

    Deux point A et B , visibles ou non visibles l'un de l'autre, étant donnés sur le terrein; trouver tant de points C et D qu'on voudra, qui soient dans l'alignement des deux premiers points A et B.

  • Paris, capitale mondiale des mathématiques

    125dc004ec5942554bfea07971e842de.jpgParis n'est pas uniquement la capitale du luxe ou de la mode. Elle peut aujourd'hui revendiquer un titre moins glamour de capitale des mathématiques. Au Collège de France se réunit le gratin des matheux français, des virtuoses de Harvard, d'Oxford, du MIT ou de Chine. Au menu, quelques happy few dégusteront un exposé de haute volée sur l'algèbre de cohomologie ou le groupe de Lie E8. Le grand public préférera les tentatives de séduction de quelques mathématiciens qui relieront leurs travaux à l'océanographie ou à la cryptologie. On apprendra en biologie que les mouvements et la vie des bactéries suivent un modèle qui se rapproche de l'équation de la chaleur.

    Les mathématiques sont la seule discipline où la France figure en second au classement Thomson, derrière les Etats-Unis. C'est pour tenter de conserver cette place de choix que plusieurs laboratoires parisiens lanceront aujourd'hui la Fondation Sciences mathématiques de Paris. Son directeur, Jean-Yves Chemin, assure qu'il s'agit du plus grand regroupement au monde de chercheurs et de doctorants en mathématiques. Les universités Paris-V, Paris-VI, le CNRS, l'ENS, l'université Paris-Dauphine et le Collège de France revendiquent un millier de scientifiques en commun, dont 500 chercheurs, et profitent du nouveau statut de fondation de coopération scientifique offert par la création des réseaux RTRA du pacte pour la recherche. Il permet aux centres de recherche de profiter d'une dotation d'Etat et de mettre des moyens financiers en commun avec la souplesse de la gestion privée.

    Attirer les étrangers

    Contrairement aux autres RTRA, le réseau mathématique a privilégié l'embauche d'étudiants et de jeunes chercheurs, en particulier des postdoctorants. « Il faut une dizaine d'années de travail intense dans l'enseignement supérieur pour faire un chercheur en mathématiques », explique le texte fondateur du réseau. La fondation mathématique veut profiter de ses statuts pour rivaliser sur le marché de la science mondiale. Les laboratoires publics ont souvent des difficultés pour s'aligner sur les salaires internationaux et donc attirer les meilleurs chercheurs français ou étrangers. La fondation aidera ses laboratoires universitaires à embaucher au taux européen. « Il était jusqu'ici impensable d'attirer des postdocs américains », lâche Jean-Yves Chemin.

    La fondation commencera bientôt sa « chasse » aux postdocs, en fonction du calendrier international. Un appel d'offres sera publié en octobre, les candidats se présenteront en décembre pour une sélection en février. Cette année, seuls 5 recrutements auront lieu mais le régime de croisière prévoit 15 postdoctorants. Ceux-ci passeront jusqu'à deux ans à Paris. La souplesse du statut lui permet aussi d'intégrer rapidement des thésards très demandés sans intervention du lourd circuit administratif. La fondation a ainsi permis de financer la venue d'un petit génie australien, une belle prise qui fait la fierté de l'Institut de mathématiques de Jussieu. Alertés par le cas d'un étudiant de vingt ans suffisamment précoce pour faire une thèse si jeune, les responsables de l'IMJ ont contacté ses professeurs. La fondation a pu valider son dossier en 15 jours et le ravir à d'autres universités étrangères rivales. Le même cas de figure s'est produit avec une brillante Italienne qui voulait suivre le cours de Claire Voisin, professeur convoité. La fondation peut s'appuyer sur son école doctorale à Jussieu, qui forme 450 doctorants déjà à 40 % étrangers. « Notre sélection est extrêmement sévère, notre action est très élitiste, nous voulons faire de la haute couture », insiste Jean-Yves Chemin.

    Convaincre les entreprises

    La fondation veut maintenant convaincre les entreprises d'investir dans les mathématiques. Ses laboratoires travaillent déjà sous contrat avec quelques industriels mais elle souhaite attirer des financements « désintéressés ». « Nous souhaiterions que les entreprises financent les mathématiciens comme elles le font pour l'Orchestre de Paris », espère ce spécialiste des équations de la mécanique des fluides. Les mathématiciens devront convaincre qu'ils ne sont pas les théoriciens que les industriels fuient. La fondation pourra faire valoir que son projet scientifique est très orienté vers les applications, notamment financières.

    L'expérience du RTRA inspire d'autres laboratoires tout aussi excellents comme Orsay, l'IHES, l'Ecole polytechnique, l'ENS Cachan ou d'autres, qui y réfléchissent. Selon un mathématicien d'Orsay, cette initiative permettrait de financer des activités supplémentaires comme des conférences, des bourses de masters ou des recrutements étrangers. Les laboratoires franciliens pourraient surtout êtres tentés de s'aligner sur leurs rivaux pour rester visibles et attractifs. La « guerre » du savoir ne fait que commencer en France.

    MATTHIEU QUIRET: Les échos.fr : ICI

    L'article du Monde : ICI

  • Dis moi avion comment tu voles ? Introduction à la mécanique du vol - Une histoire de vecteurs

    7e696c38170a4f079ac351500bb0ee66.jpgUn très bon exposé interactif de France5 éducation avec des animations  visuelles et sonores. On y trouve un rappel sur les vecteurs ( dont la notion n'est pas si vieille que cela: il est introduit par Hamilton en 1844 !), sur les forces qui s'équilibrent ou non, le vol en palier et la variation des paramètres.


    C'est ICI

    De la ligne au vecteur, exposé PDF retraçant l'histoire de l'apparition de la notion de vecteur: ICI

  • Google Reader et fils mathématiques

    J'ai utilisé le Reader Google pour agréger beaucoup de flux " mathématiques " de types différents. J'y ai placé les principaux blogs de maths, les principaux sites disposant d'un flux RSS mais aussi les flux RSS de Del.Icio.Us , de Blogmarks et Bookmarks répondant au tag "Mathématiques". Pour les matheux, n'hésitez pas à partager vos liens et vos pages, sur ces différents sites avec le Tag " Mathématiques". Il est donc possible de visualiser en direct les liens mathématiques "épinglés". J'y ai aussi joint la recherche de vidéos répondant à ce même mot clé. Ce flux est disponible, il est présent sur ce blog sous le nom d' "Actualités Mathématiques d'Olivier". La liste des flux qui y est présente apparaît sans la Blogroll à gauche du blog. Elle demande sans doute à être complétée, ce que je ne manquerai pas de faire dès que de nouveaux flux apparaîtront sur le Web.

    J'ai pensé aussi à ceux qui aiment un peu moins les maths que les autres, en créant, toujours via le Google Reader, une liste de partage plutôt visuelle, humoristique et poétique. Son alimentation est très simple puisqu'il me suffit, à partir du Reader, d'épingler et de partager, les notes correspondantes. Elles apparaissent ainsi instantanément sur ce que j'ai nommé " Liste de partage de Beverycool " à laquelle on peut aussi s'abonner. J'ai aussi mis le site de Daniel Cecconni en lien direct dans la rubrique " Si vous n'aimez pas trop les maths, baladez-vous par ici...". On y retrouvera de temps en temps " La Vache " de Didier Müller qui me fait trop rire... Je pense que ce type d'initiative peut-être reproduite en vue d'un partage plus structuré des ressources "mathématiques" disponibles  sur le Web.

    Je vais me mettre un peu en vacances " de blog " et je remercie au passage tous les auteurs de blogs de maths qui font un boulot remarquable de vulgarisation, dont les blogs sont de vraies sources d'humour, d'érudition et d'infos actualisées en permanence sur le sujet. Je pense que cet enthousiasme permettra de modifier en profondeur l'image des mathématiques. Le nombre important de lecteurs de ces différents blog est en constante augmentation, ce qui semble  indiquer que cette inflexion est en marche et que de telles initiatives suivies dans le temps produiront nécessairement leurs fruits.

  • Mathématiques appliquées

    Le laboratoire LJK est un nouveau laboratoire de Mathématiques Appliquées et d'Informatique créé le 1er Janvier 2007 à Grenoble. Il résulte du regroupement d'équipes de mathématiciens appliqués issues du Laboratoire de Modélisation et Calcul et du LabSAD et de spécialistes d'informatique graphique du laboratoire GRAVIR. Son domaine d'activités est celui des Sciences du Calcul. Calcul et traitement de données sont en effet les caractéristiques communes qui sous-tendent les modèles et des algorithmes conçus dans ses équipes. Ces calculs répondent à des besoins applicatifs dans des domaines variés allant de l'environnement à la finance, en passant par les sciences du vivant et la réalité virtuelle. Le laboratoire est structuré en 3 départements qui correspondent aux champs disciplinaires que nous couvrons.

    Le département Géométrie & Images regroupe des équipes spécialisées en modélisation géométrique, traitement, analyse et synthèse d'images et de vidéos et vision par ordinateur. Les équipes du département Modèles et algorithmes déterministes développent des outils pour le calcul numérique et symbolique, les équations différentielles ordinaires ou aux dérivées partielles et l'optimisation. Le département de Statistique regroupe quant à lui des probabilistes, statisticiens et spécialistes de l'analyse des données et du traitement du signal. Le nom du laboratoire fait référence à Jean Kuntzmann (1912-1992) qui fut l'inventeur de l'informatique et des mathématiques appliquées à Grenoble.

    Jean Kuntzmann : une courte biographie 

    e70056dc926bbd004d274416b1bf7eb8.jpg Créateur du premier laboratoire français de calcul, en 1951, et parallèlement, du premier enseignement d'Analyse Appliquée destiné à former des ingénieurs mathématiciens en 1957, il est à l'origine de la création de l'ENSIMAG en 1960. De formation « classique » (Normalien, major de l'agrégation de mathématiques en 1934), sa vision de l'analyse et de l'algèbre est pour lui très vite indissociable du développement de l'outil informatique, et de la nécessaire ouverture vers l'industrie et les autres disciplines. A son initiative, l'enseignement de la programmation débute en 1956 à Grenoble. La même année, le Laboratoire de Calcul s'équipe d'un ordinateur Bull. Le tryptique Mathématiques-Informatique-Calcul sous-tend aussi ses activités d'enseignement et de recherches, qui vont de l'analyse numérique à l'algèbre de Boole. En se positionnant sur le champ des Sciences du Calcul, le LJK revendique résolument cette vision scientifique à l'interface entre Mathématiques et Informatique, au côté d'autres acteurs du site dans ces disciplines, notamment l'Institut Fourier et le Laboratoire d'Informatique de Grenoble.

    Des vidéos et des animations explicatives du travail de ce laboratoire : ICI