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Infos - Page 35

  • Contrôler le chaos

    La dynamique chaotique a été depuis toujours présente en biologie, physique, chimie ou sociologie et les chercheurs scientifiques ont en permanence cherché à comprendre la mathématique qui décrit ces systèmes, en espérant un possible contrôle ultérieur. Un résultat récent montre la possibilité de contrôler les signaux chaotiques mais aussi de les amplifier. Cela pourrait sembler totalement indésirable (personne ne souhaite amplifier le niveau de bruit dans un circuit, par exemple), une analyse plus détaillée pourrait suggérer que l'amplification d'un signal chaotique peut avoir des applications extrêmement utiles.
    Le récent article, paru dans le revue Physical Review Letters, de Ioan GROSU, professeur de physique à la Faculté de Bio-ingénierie de l'Université de Médecine et Pharmacie de Iasi, en collaboration avec un groupe de scientifiques indiens, présente une méthode mathématiquement rigoureuse qui permet de déterminer la forme exacte des termes de couplage nécessaires à une synchronisation entre deux systèmes chaotiques.

    Le professeur Ioan GROSU est un expert du chaos, domaine sur lequel il travaille depuis de nombreuses années. Ce récent travail a comme base des idées plus anciennes de l'auteur dans le domaine du contrôle des systèmes non-linéaires. Ce nouveau résultat est important car il fournit une méthode de détermination analytique rigoureuse du terme qui doit être ajouté à un système chaotique qu'on le synchronise avec un autre. Cette méthode pourrait par exemple être utilisée dans l'amplification des signaux dans la communication sans fil. Depuis les années 1990, le chaos est utilisé dans les systèmes de transmissions sécurisées (cryptosystèmes) : l'information est "cachée" dans un signal porteur chaotique.

    http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/57833.htm

     

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  • faismesdevoirs.com est mort... vive nosdevoirs.com !

    Le site faisMesDevoirs.com proposait de vendre aux élèves des exercices de maths, français, histoire, etc. Mais le 5 mars, jour de l'ouverture du site, son créateur a décidé de le fermer, en justifiant sa décision d'un point de vue idéologique. Nous concevons très bien ce point de vue, mais nous pensons que les élèves sauraient faire la part des choses, et utiliser cet outil avec discernement, ...

    La suite directement sur la page d'accueil du site ICI !

  • Mikhail Gromov reçoit le prix Abel 2009

    Le prix Abel est une récompense décernée annuellement aux mathématiciens par l'Académie norvégienne des sciences et des lettres.

    2 français l'ont déjà reçu depuis sa création en 2001 : Jean-Pierre Serre en 2003 et Jacques Tits l'année passée. Un 3ème nom français se rajoute à la courte liste : Mikhail Gromov.

    Sur le site de l'IHES

    L'article de La Recherche

    L'article de l'UREM

    Le blog Sciences de Libé

    L'article du Nouvel Obs

    L'article du Point

    L'article du Monde

    L'article de ScienceNow

    D'autres mondes possibles : la topologie symplectique

    Rencontres avec un Géomètre de Marcel Berger

     

     

  • Tout le monde a raison

    Texte que j'ai publié sur le site de l'APMEP au sujet du projet de réforme de l'enseignement des mathématiques

     

    Un débat s'est ouvert en ce qui concerne la réforme des programmes de mathématiques du lycée en France. On arrive, en forçant à peine le trait, à deux schémas de pensée principaux : il faut que ça change car le lycée est injuste et ne satisfait pas aux besoins primaires en matière d'ouverture et d'orientation et d'autre part, il faut revenir à un système plus lisible où l'on définit clairement les exigences et l'on marque le lycée de connaissances jalonnées et précises de façon à faire émerger les compétences du futur étudiant. C'est particulièrement vrai en mathématiques, matière cumulative depuis le primaire, où l'on ne cesse de voir s'agiter (et d'agiter) le spectre de la dictature des maths dans les médias ou le mythe de la formation du futur scientifique que l'on prépare dans le chaudron de nos cours répétés.

    De plus, en apportant son lot d'informations et de biais, les études PISA permettent une comparaison internationale des systèmes éducatifs, montrant entre autre, que la France peine avec ses lycéens qui sont le plus en difficulté.

    On retrouve cette ligne de fracture et les éléments de cette brève analyse dans les premiers commentaires que j'ai lus ici. Ces différentes positions peuvent parfois être traduites en opinions politiques, en dénonçant en passant leur usage par des « adversaires ».

    On pourra remarquer que les progressistes auront un point de vue externaliste en argumentant sur le fait qu'il est plutôt nécessaire former le futur citoyen à la culture scientifique et que le lycée n'est pas une gare de triage par les mathématiques. Les conservateurs auront, quant à eux, un point de vue plus internaliste, en avançant le fait que l'on ne peut pas faire de mathématiques sans technique, sans "matière" et que c'est un leurre et de la démagogie, de vouloir faire croire à l'ensemble de la population lycéenne et plus généralement à toute la population, que ce pourrait être le cas.

    Vu sous cet angle, on peut dire que tout le monde à raison.

    Mais quatre facteurs principaux doivent être pris en compte avant de parler du contenu propre des programmes :

    1) La modification profonde des structures familiales influant directement sur la quantité de travail personnel et la concentration dans et en dehors des murs du lycée.

    2) La massification engagée depuis plus de 20 ans qui atteint maintenant « sa vitesse de croisière ».

    3) L'accès au lycée clairement démocratique en France.

    4) Une structure post-bac très spécifique en France mélant hyper-sélection précoce et sélection étagée, dans des domaines réservés ou non ( prendre l'exemple des sciences avec l'université et les prépas, le droit avec les seules universités, médecine, les BTS et IUT).

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  • Une contre-proposition à "faismesdevoirs.com"

    Je suis enseignant et je me mets auto-entrepreneur ( c'est possible depuis la loi de modernisation de l’économie n° 2008-776 du 4 août 2008 ). Je donne plein de devoirs maison à mes élèves et je propose moi-même la correction à un prix très compétitif, enfin en dessous de ce qui est proposé par le marché. Supposons que le marché soit à 5€ la correction par exercice. Je donne un devoir maison à 4 exercices dont la correction devrait coûter 20 € sur le marché. Je casse les prix et fournis la correction à 10 € par élève. Dans une classe de 30 élèves, on peut supposer qu'une quinzaine est intéressée et il est bien évident que je reconnaitrais d'un seul coup d'oeil une copie copiée d'une copie originale! Ceci peut me procurer un revenu complémentaire  de 150 € environ par devoir maison!

    Nous vivons une époque formidable, n'est-ce pas?

    N'ayez crainte, c'est promis, je ne ferai jamais ça!

    Plus sérieusement, on pourra lire au sujet de l'utilité des devoirs maison, l'article de Pierre Frackowiak sur le Café Pédagogique.

    Ajout du 06/03/09

    Non-ouverture du site Faismesdevoirs.com

    Question : Y-a-t-il un lien de causalité entre ma contre-proposition et la non-ouverture du site ? :)

     

    Ajout du 08/03/09

    Ouverture annoncée du site JeFaismesdevoirs.com gratuit celui-ci.

    Question : Y-a-t'il un lien entre la non-ouverture du premier et l'ouverture annoncée du second dès le lendemain ?