Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

29 décembre 2010

Utilisation de logos pour la correction de copies

J'ai présenté dans un billet précédent quelques logos que peut utiliser le professeur ou l'élève pour mieux accompagner l'apprentissage et le rendre plus lisible.

J'ai corrigé un devoir Maison "classique" de Terminale S composé de 3 exercices "type". La correction s'est avérée rapide et agréable car plutôt que d'appuyer sur les erreurs mathématiques, on recherche à infléchir les comportements de l'élève à travers l'utilisation des logos.

 

Les chiffres :

11,5 logos utilisés par copie

3.84 logos utilisés  par exercice

1.7 question non traitée par copie

30% sont des logos  "Attention"

24% sont des logos "Automatisme"

13% sont des logos "Méthode"

11% sont des logos "Stopper net"

6.5% sont des logos "Rigueur"

6% sont des logos "Justifier/rédiger"

3% sont des logos "Chercher son chemin"

 

La conversion en notes chiffrées

J'ai compté 0.5 point par logo, 2 points par question non traitée et rajouté environ 2 points, suivant l'impression générale (soin, volonté...). Ce qui fait une copie moyenne autour de la moyenne +2 soit environ 12. C'est le type de notes que j'aurais eu sans les logos. Il me semble qu'il y a beaucoup plus de lisibilité finale sur la copie avec ce système.

 

Bilan

La première utilisation est positive. Il reste à tester l'impact sur les élèves et leur intérêt pour ce type d'informations. Affaire à suivre.

 

29 septembre 2009

La notation dynamique ( suite)

note.jpgL'évaluation est un art difficile, comme l'indiquent de nombreux billets dont celui de Missmath très récemment. Les buts visés ne sont pas nécessairement compatibles. L'évaluation doit faire sens pour infléchir les pratiques de l'élève de façon positive, elle doit viser à ne pas le décourager car dans ce cas elle est contre-productive et elle classe les élèves en vue d'optimiser leur orientation.

En classe, l'élève se retrouve souvent dans le schéma suivant: attente de la date du contrôle+contrôle+attente de la note+note+attente de la date du prochain contrôle..., l'investissement étant commandé par l'objectif visé et le sentiment d'efficacité personnelle de l'élève dans la discipline en question.

Comment donc créer un système d'évaluation continue, plutôt positif mais pas trop, qui soit facilement lisible par les élèves et réalisable par l'enseignant, et qui de plus ne cadence pas sans cesse le temps par de longues périodes d'attente (d'un contrôle ou d'une note)?

J'avais déjà réfléchi à la question dans un précédent billet "Evaluation dynamique, différentielle et par compétences" en construisant un flux de petites notes. L'idée était bonne mais incomplète car je ne pouvais guère donner une note globale aux élèves qu'en fin de trimestre. Il m'était donc difficile d'avoir un discours sur les notes car celles-ci restaient trop longtemps en ma possession. L'élève ne la voyait que sur le bulletin lorsque j'en avais fait l'obscure moyenne. J'avais aussi beaucoup de difficultés à distinguer l'élève qui me donnait des travaux facultatifs de celui qui n'en donnait aucun. Le choix d'un coefficient plus ou moins important était mon seul levier et il était difficile à manoeuvrer.

J'ai eu l'idée pour cette année de faire évoluer, non pas le système d'évaluation que j'ai trouvé très performant mais la façon dont il produit des notes. Je souhaitais un système de production d'un flux évaluatif dans lequel je pourrai extraire des notes en nombre suffisant et faisant sens pour les élèves. Je crois avoir trouvé une piste prometteuse.

Il faut d'une part s'entendre sur ce que j'évalue dans ce flux. Il ne s'agit pas des travaux de synthèse mais de travaux très brefs (5 à 7 mns) réalisés en classe ciblant un objectif très précis, des devoirs faits en temps libre en dehors de la classe, des travaux facultatifs dont seuls ceux qui sont réussis sont comptabilisés, de compétences évaluées en cours, de l'attitude générale en face de l'activité de la discipline.

Pour que le flux évacue une note en direction de l'élève il lui faut en faut quatre. La plus basse est rayée. La moyenne des 3 autres donne la note en direction de l'élève. Les 2 notes les plus fortes sont rayées et il reste la 3ème en mémoire. On répète l'expérience.

Pourquoi ce système me semble bon ?

Lire la suite

29 novembre 2008

Evaluation dynamique, différentielle et par compétences

J'ai toujours été en difficulté devant le fait d'évaluer des travaux d'élèves sans un barème précis. Je me suis toujours aussi senti très géné lorsqu'il faut évaluer une compétence globale, différencier l'évaluation en fonction des profils des élèves et de leurs objectifs. Je suis souvent le témoin de progrès sensibles, d'efforts importants, qui ne sont pas immédiatement suivis d'effets dans les résultats d'évaluation en classe, ou au contraire de relachements de concentration, de travail, de régularité.

Comment donner un instrument de mesure aux élèves autrement que celui d'attendre la note de la prochaine évaluation en classe afin qu'ils puissent infléchir leur résultats ou de plaquer une souvent trop artificielle note de devoir maison?. Faire un devoir maison tout seul ne peut-il pas être une compétence, même si celui-ci est raté, alors qu'un camarade l'a fait faire par un prof particulier, par un parent ou a demandé de l'aide sur un forum?

Je ne sais pas si j'ai résolu la question mais j'ai fait un pas, ce qui me parait déjà pas mal. J'ai utilisé un système d'évaluation dynamique qui m'a produit une note, comme tout système d'évaluation d'ailleurs! J'ai décidé de remettre le compteur à 0 à la fin de chaque trimestre afin qu'il produise une autre note. J'ai injecté cette note dans la moyenne de chaque élève. Celle-ci est souvent plus forte que la moyenne de l'élève sauf pour quelques élèves ( environ 15% dans ce premier essai ).

C'est l'écart entre la note moyenne du trimestre et cette note ainsi que son évolution  sensible dans un temps court qui lui confère son caractère dynamique. Pour quelques élèves il peut y avoir plus de cinq points d'écart en plus ou en moins par rapport à la moyenne brute. Cette note ne fait visiblement jamais passer un élève en dessous de la moyenne, ce qui me semble important et c'est souvent l'écart insuffisant entre la note dynamique et la moyenne brute qui ne permet pas de passer au dessus de la moyenne.

Je n'ai pas fait le tour des possibles mais on peut avoir l'idée de faire un mois "participation", où la participation de chaque élève est comparée, en prenant en compte leur caractèreou non, un mois "régularité du travail personnel", évaluer des travaux facultatifs etc...

J'ai pour ma part, cassé l'évaluation traditionnelle des travaux maison en faisant apparaitre des espèces de blocs de compétences qui changent en fonction de la nature du devoir et de l'année. En début d'année, j'ai plus appuyé ma notation sur la présentation, les justifications, la rédaction que sur le contenu mathématique. En fin de trimestre, j'ai évalué dans le devoir maison suivant, la capacité des élèves à produire la bonne conclusion, ainsi que celle à bien poser le problème.

Il est aussi possible de remarquer un progrès sensible sur un comportement, dans la rédaction d'un devoir, ou dans la concentration en classe. Si l'on dispose d'un blog, on peut repérer et valoriser les plus actifs participants.

L'idée est simple à mettre en oeuvre: il suffit d'affecter à chaque élève un certain nombre de cellules d'un tableur que l'on peut compléter par des nombres de 0 à 5. Ces nombres correspondent à la compétence évaluée. Il suffit de calculer la moyenne de ces notes. Ainsi à chaque instant apparaît un indicateur que l'élève pilote au quotidien par ses actions.

La formule de la moyenne est simple :

=SOMME(Plage de données )/(5*nombre de cellules non vides de la plage de données)*20

Le nombre de cellules non vides d'une plage de donées se calcule avec la formule =nb(plage de données)

On obtient ainsi un tableau pour le premier trimestre comme suit, qui s'actualise automatiquement dès que l'on remplit l'une des cellules:

(Les intitulés sont des exemples)

 

notation dynamique.jpg

 

Il est possible de remplir en fin de trimestre quelques cellules par une valeur afin de noter la faiblesse ou l'importance du nombre de notes. J'avais pensé donner un coefficient différent en fonction du nombre de notes mais je n'ai pas retenu l'idée car celle-ci s'avérait trop difficile à mettre en oeuvre et injuste.

J'apprécie le caractère spontané de cette technique d'évaluation qui permet de plus une différenciation possible entre les élèves lors de la notation et lors de l'interprétation des résultats.

J'ai dressé pour quelques élèves le tableau comparant les deux notes, celle du trimestre et celle dynamique, la note de trimestre ayant été corrigée avec la note dynamique ( coefficient 1 pour 7 au total ).

notation dynamique 2.jpg

 

On voit par exemple que pour deux des élèves, la différence entre cette note et leur moyenne est telle, qu'elle leur a certainement permis de passer la barrière psychologique de la moyenne!

13 mars 2008

Le scandale des médias autour de l'information chiffrée : l'exemple de la notation du baccalauréat

En ce moment l'école est en ligne de mire des médias , le sujet intéresse et la façon de présenter les informations n'est pas anodine. Les médias traditionnels n'en sont pas à leurs coup d'essai. A tel point que l'on se sent presque dans l'obligation de redresser toutes les données chiffrées et de ne pas publier les informations scientifiques aux titres faussement accrocheurs.

Lors des élections présidentielles j'avais fait une note concernant les réserves obligatoires à prendre lorsque des résultats de sondages sont proches pour des candidats. C'est ICI. 

Il existe beaucoup d'autres cas où l'information n'est pas présentée telle qu'elle devrait l'être comme par exemple, celles traitant du prix du pétrole ou de l'augmentation des traitements des fonctionnaires.

J'ai trouvé aussi un article surprenant au titre ambigu " La finance est anormale " faisant la confusion entre la normalité mathématique et l'anormalité prise dans son sens courant, différence que seuls des spécialistes peuvent relever. Cela n'aurait pas été bien grave si ça n'avait été qu'un jeu de mot dans le texte mais c'est bien du titre dont il s'agit.

Nous ne sommes pas sans remarquer, que si le titre des Unes était important dans la presse traditionnelle écrite, cette surimportance du titre, associée au buzz du 2.0 avec Internet, affecte non plus seulement les informations principales mais bien toutes les informations. Produire un titre raccoleur devient presque un exercice "d'école" et un passage obligé sur le Net. Je ne déroge pas à la règle avec le choix du titre de cette note !

Il faut donc faire du "sensationnel" dès le titre de l'information et c'est bien ce que font 6 quotidiens nationaux ( et pas des moindres ! ) qui relaient le même jour  une pseudo-information sous des titres accrocheurs tournant autour de  celui d'un document de travail dont le titre ne l'est pas moins: " La loterie des notes du bac - un réexamen de l'arbitraire de la notation des élèves ".

Avant de rentrer dans le vif du sujet on peut se poser à juste titre quelques questions:

Comment ces quotidiens ont-ils appris l'existence de ce document qui n'est pas un rapport mais un document de travail ?
Un document de 18 pages est-il censé être une étude qui épuise le sujet pour qu'il fasse ainsi l'accroche d'autant de quotidiens ?
L'université dont le document est issu cautionne-t-elle ce document et ses conclusions pour le moins partisanes et le titre  orienté de ce document?
Cette étude se veut-elle scientifique et objective ?
Etc...

( Une sévère mise au point est d'ailleurs présente ICI ,  je l'ai trouvée après la rédaction de cette note au titre clair " Une imposture intellectuelle " !, on trouvera un article sur ce sujet ICI aussi ).

Je ne commencerai pas l'explication de texte par l'analyse du titre du document et des ambiguités qui en découlent mais la laisse au soin du lecteur en guise de conclusion .

Dans ces titres accrocheurs est maintenue la confusion entre hasard et injustice pour servir une conclusion finale qui serait, je caricature un peu mais pas trop, de supprimer les notes, le baccalauréat et de n'évaluer que par des QCM qui introduiraient moins de biais de notation.

Le fait qu'un examinateur ne soit pas toujours cohérent avec lui-même ni avec ses pairs est connu depuis bien longtemps dans le domaine de la docimologie ( 1932 ) et il me semble que si il y avait une information nouvelle à donner au public, il s'agirait plutôt d'expliquer les systèmes naturels et ceux mis en oeuvre pour palier ce constat plutôt que de vouloir jeter la pierre sur cette épreuve, du moins avec ce type d'arguments. La page "docimologie" de Jacques Nimier est disponible depuis bien longtemps sur le Net. Moins polémique elle est en outre très explicative sur la relativité à apporter à la notation et  à son interprétation.

Lire la suite

12 novembre 2007

Québec : le retour des notes chiffrées

Le gouvernement minoritaire de Jean Charest réalise la promesse de Mario Dumont. Il y aura des pourcentages et même des moyennes de groupe sur les bulletins de tous les élèves du Québec, dans toutes les matières et pour toutes les compétences.

L'article du 01/06/07 : ICI

Un premier témoignage après un premier bulletin "chiffré" : ICI

21 janvier 2007

Comment magouiller une note d'examen ?

Ou comment faire pour que 0=0 ; 20=20 et 8=12 ?

La réponse : ICI

14:45 Publié dans Humour | Tags : mathématiques, docimologie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | Pin it! |

05 décembre 2006

Qu'est-ce qu'une note ?

Tout le monde connait les notes, connait les joies et les peines d'une bonne ou mauvaise note, a passé des heures à essayer de les faire progresser ou a tout simplement abandonné toute tentative. Quel parent ne s'est pas inquiété plus que de raison pour les notes de son enfant, lequel frôlant de trop près la "barre" du redoublement ? Les politiciens en ont même créé une récemment : celle de vie scolaire. Jacques Nimier nous rappelle sur son site ICI que l'attribution d'une note n'est pas tout à fait aussi évidente que l'on croit et dépend de paramètres que l'on a du mal  à maîtriser. On peut toujours se demander à juste titre qu'est-ce qu'une "note" ? - dans le sens d'un nombre associé à l'évaluation d'un travail - et consulter Wikipédia : ICI ( allez-y vous n'allez pas être envahi d'informations superflues, loin s'en faut !!! ). Et si vous trouvez sur le Net la définition d'une "note" plus précise que la banale " évaluation d'un travail", je suis preneur! Je crois qu'il y a un "petit" travail à faire en docimologie... et ceci me conforte d'autant plus dans mon idée profonde qu'inconsciemment et par conséquent, consciemment, le cerveau humain transforme un ensemble complexe de données  en nombre ( niveau, note ) afin de permettre un classement.
Laissez votre avis.

06 avril 2006

Le point de l'erreur tolérée

Ce matin je corrigeais un paquet de copies sur les tableaux de signes d'une classe de seconde et comme l'interrogation était un peu trop longue ( les élèves ont raison, je fais souvent des interros un peu longues, mais j'en donne suffisemment pour occuper la totalité du temps des plus rapides) , je me suis dit que j'allais leur rajouter un point.

Je déteste argumenter cette démarche, ayant presque envie de dire que c'est un cadeau. J'ai toujours refusé le point de présentation contenu dans la note sur 20 d'autant plus qu'ici ce n'est pas le cas puisque le barème est sur 20 et avec le point supplémentaire le total fait 21 !

Mais ce matin, j'ai eu une idée ! L'interrogation était longue et nécessitait d'assez nombreuses transformations d'écritures, des factorisations et une attention soutenue pour ne pas se tromper dans les signes.

Et si ce point était le point de l'erreur, c'est à dire le point donné pour la possibilité de commettre une erreur correspondant à 1 point soit 5% de la note maximale. L'idée me parait séduisante et c'est comme cela que je le présenterai en classe. Je verrai la réaction ( sans doute bonne, car lorsqu'il s'agit de points supplémentaires, les élèves ne trouvent jamais à redire ).

Une note relevée d'un point pourrait donc être interprétée comme note donnée avec une marge d'erreur à 5%, pour l'élève et donc pour le professeur.
Une note relevée de 2 points pourrait être interprétée comme donnée avec une marge d'erreur à 10% ( je ne l'ai pas encore envisagé).

Dans le cas présent, les élèves n'étaient pas informés de ce point supplémentaire, mais quelle serait la conséquence de la connaissance préalable de cette information ? Le sens donné à ce point supplémentaire serait-il toujours compris dans le sens de "tolérer un petit droit à l'erreur" ?

02 avril 2006

Docimologie

Cliquer sur le texte suivant pour aller sur le site de Jacques Nimier

La docimologie ça compte !