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Inclassables M@thématiqu€s - Page 489

  • Interdit de diviser par 0 !

    Qui n'a pas entendu au cours de sa scolarité, en cours de maths, le prof hurler derrière les oreilles de certains récalcitrants. "Vous ne savez toujours pas que c'est interdit de diviser par zéro ?, depuis le temps qu'on vous le dit....". Et bien là où il y a de la gène, il n'y a pas de plaisir, alors autorisons nous aujourd'hui, jour de charivari autoproclamé par moi, à exceptionnellement diviser par 0. Et comme une division usuelle on supposera que 0/0 = 1/1 = 2/2 = ... = 1 puisqu'il semble naturel qu'une quantité divisée par elle même donne 1.

    Ecrivons donc les lignes usuelles de la table de multiplication par 0 qui est la première connue des enfants.

    1x0=0
    2x0=0
    3x0=0
    4x0=0
    ......

    et puisqu'aujourd'hui la division par 0 est autorisée, divisons chaque membre de l'égalité par 0 ( on ne change pas une égalité en divisant chacun des membres par un même nombre qui normalement est non nul mais pas aujourd'hui ).
    On obtient :

    1x0/0=0/0
    2x0/0=0/0
    3x0/0=0/0
    4x0/0=0/0
    ......

    Soit :

    1x1=1
    2x1=1
    3x1=1
    4x1=1
    ......

    Egalités qui rendraient bien des bulletins scolaires excellents.

    Vive le charivari mathématique....

  • Le triptyque de Sigrave, Sacdos et Archicon

    Archicon : Eh Sacdos, je viens de voir Platon, il m'a parlé de son triptyque, tu sais ce que c'est un triptyque, toi.
    Sacdos : Euhh, je crois que que c'est un insecte carnivore.
    Archicon : Mais non je t'ai pas dit un dytique mais un triptyque !
    Sacdos : Il y a Sigrave qui arrive, on va lui demander. Sigrave tu sais ce que c'est le tryptique de Platon ?
    Sigrave : C'est le beau, le vrai, le juste, ici sur terre qui se prolonge idéalement jusqu'au Beau, au Vrai et au Juste.
    Sacdos : Tu vois je te l'avais dit
    Archicon : N'importe quoi toi, tu m'a parlé d'une bestiole.
    Sacdos : Alors si je sors un truc du style 3 + 1 = 0 je ne peux pas le ranger dans le triptyque parce que c'est faux.
    Sigrave : Ce n'est pas aussi simple que ça Sacdos, imagine un peu une horloge circulaire , à 12 h 00 tu places le 0, à   15 h 00 le 1, à 18 h00 le 2 et à 21 h 00 le 3. Si tu fais ton opération sur cette horloge elle est vraie !

    medium_horloge_mathematique.jpg


    Sacdos : Trop fort Sigrave. Trop fort.
    Archicon : Moi j'ai un truc pour le beau. Regarde ça :

    medium_tree01.jpg

    Sacdos : Oui mais c'est un ordinateur qui a fait tous les calculs, je ne sais pas si on peut appeler cela beau !
    Archicon : Ah oui c'est un peu comme les preuves par ordinateur, c'est effficace mais on ne peut pas dire que c'est une belle démonstration.
    Sacdos : Pour une fois que tu dis un truc de pas trop, comment dire, enfin, du style de ce que tu as l'habitude de dire d'habitude.
    Sigrave : Et pour le juste, je vous invite à pratiquer le doute cartésien !
    Archicon : Le quoi ?
    Sigrave : Le doute de Descartes, pour approcher au plus près de l'essence des choses car on peut douter au sujet de tout ce qui existe et si le doute ne peut s'appliquer sur quelque pensée alors ce n'est pas de l'ordre de ce monde.
    Archicon : Bon ben c'est pas que j'm'ennuie mais je crois que je suis en retard.
    Sigrave : En retard de quoi.
    Archicon : Je sais pas mais j'vais trouver, allez, salut et à plus.
    Sacdos : Je crois que j'ai laissé le feu allumé sous une casserole, allez salut Sigrave.

  • Le chevalier de Méré , la galanterie et le jeu...

    Pour le chevalier de Méré (1607-1684) « La galanterie procède principalement d’une humeur enjouée avec une grande confiance que ce qu’on fait sera bien reçu».

    L'article : "la galanterie, une exception française". 

    Le chevalier de Méré fut homme de lettres et philosophe. Personnage marquant à la cour de Louis XIV, il a acquis auprès des historiens la réputation d'un joueur impénitent... Il se trouve que son intérêt pour ces questions, ainsi que les discussions qu'il eut avec Pascal, en font un précurseur essentiel du calcul des probabilités.

    Le jeu de « passe-dix » consiste à jeter trois dés, on gagne si la somme des points obtenus dépasse 10. Le chevalier de Méré constatait qu'en pratique on gagnait plus souvent avec 11 qu'avec 12. Cela contredisait son raisonnement, que voici : «II y a six possibilités de marquer 11 points : {4, 4, 3 }, {5. 3, 3 }, { 5, 4, 2 }, { 5, 5, 1 }, { 6, 3, 2 } , { 6, 4, 1 } et six possibilités de marquer 12 points: {4,4,4}, {5,4,3}, {5,5,2}, {6,3,3}, {6,4,2}, {6,5,1}. Donc la probabilité de marquer 11 est égale à celle de marquer 12. »

    L'erreur du chevalier est de s'en tenir aux issues observables et de les croire équiprobables. Or si l'on veut des issues équiprobables, il faut distinguer les dés.

    Saurez-vous montrer ( programme de 1ère S ) qu'en distingant les dés, il y a 25 façons d'obtenir 12 et 27 d'obtenir 11 et donc que la probabilité d'obtenir 12 est inférieure à celle d'obtenir 11 ?

     

  • Comprendre le monde

    Outil pédagogique des grandes tendances mondiales depuis 1945 : ICI

  • Diplomé de la première université de France

    Et oui quelle ne fût pas ma surprise lorsque j'ai découvert que j'étais diplomé, avec mention depuis la Licence, de la première université de France , soit Paris VI ( Hors série sciences humaines, l'école en question ) par contre , le léger détail est qu'elle se trouve à la 46 ème place mondiale. Cela m'avait déjà effleuré un peu l'esprit lorsque la fréquentant , certains cours se faisaient dans les garages et que comme prédestinée aux études des bons gaulois que nous sommes, nous ne pouvions en effet pas avoir peur que le plafond nous tombe sur la tête puisque dans la plupart des salles il n'y en avait pas! C'est en autres en voyant déjà cet état de déliquescence que j'ai hésité à m'engager dans une carrière de recherche après mes deux 3èmes cycles ( un DEA en productique et un DESS en gestion d'entreprise ) ! J'ai donc décidé de me confronter au monde du travail ( comme si je n'avais rien fait jusque là ! ) et quelle ne fût pas ma surprise de m'apercevoir de l'accueil qui me fût réservé comme double diplomé de la meilleure université de france ! Après 250 lettres de motivation adaptées à chaque annonce, 7 mois de RMI, et... 3 entretiens d'embauche ( EDF recherchait juste des polytechniciens avec thèse, la Compagnie des Signaux avait ses budgets d'embauche bloqués pour 2 ans et son RRH partait dirriger une ANPE le lendemain de mon entretien, la CCI de Rouen me considéra après 2 entretiens, peu fiable et embaucha une personne de 20 ans mon ainée alors qu'elle avait publié l'annonce pour recruter un jeune diplomé ) je jetais l'éponge. Ma petite revanche c'est de voir que Polytechnique considérée comme le fleuron des études supérieures françaises n'arrive qu'autour de la 200 ème place et de pouvoir dire haut et fort à Messieurs les politiques et industriels : bravo pour avoir réussi un aussi beau gachis. Nous vivons dans un pays formidable !