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25 décembre 2011

Médiatisation numérique d'un cours, un exemple en mathématiques

Dans le billet précédent, j'ai montré comment insérer une vidéo YouTube dans un diaporama et comment le convertir en objet flash. Une idée en amenant une autre, j'ai utilisé l'insertion d'une vidéo dans un diaporama pédagogique. Des textes et des animations sont synchronisées avec la vidéo. Les diapositives défilent automatiquement.

Je suis parti sur la base d'un cours que j'ai fait en classe et j'ai tenté la transposition numérique. J'ai commencé par construire la trame des diapositives, puis j'ai fait une première animation des objets et des contenus. J'ai ensuite enregistré (et un peu recommencé) les vidéos en visionnant les diapositives animées, puis j'ai resynchronisé les animations.

J'ai ensuite converti le diaporama en flash.

Je voulais au départ insérer un fichier son et le synchroniser avec les diapositives, mais je n'y suis pas parvenu, alors j'ai utilisé une vidéo. Je n'y apparais cependant pas car il me semble plus pertinent de permettre à l'élève qui visionne la vidéo, de se concentrer sur la narration et la diapositive plutôt que sur la vidéo du prof qui parle.

Les difficultés principales ont été la synchronisation des animations sur la vidéo, la répétition des enregistrements et la modification des objets manipulés.
En ce qui concerne la synchronisation, cela est plus fastidieux que difficile et demande d'assez nombreux essais erreurs. L'enregistrement des vidéos est aussi délicat car il demande une habitude que je n'ai pas et bien souvent, il faut arréter l'enregistrement après une hésitation trop longue ou une erreur. En ce qui concerne la nature des objets, la difficulté provient principalement du fait que l'on a pas l'habitude de commenter un texte déroulant ou des figures animées. Les mots ne viennent donc pas aussi facilement que lorsqu'on écrit en même temps ou lorsqu'on lit des notes.
La manipulation reste néanmoins très accessible si l'on ne se fixe pas un trop haut degré de perfection.

 

 

J'ai poursuivi avec la réalisation d'une vidéo commentée commentée sur Screenr. Il est d'ailleurs possible d'exporter la vidéo en mp4 et donc de l'utiliser en cours. Par contre pas plus de 5 minutes!

 

 

Les résultats ne sont pas parfaits mais tel n'était pas l'objectif cherché. Cette nouvelle façon de présenter des éléments de cours me parait porteuse d'une nouvelle pédagogie, plus intéractive, permettant de s'appuyer sur une sorte de continuité numérique entre les murs de la classe et l'extérieur et un enrichissement réciproque entre les contenus numériques et le cours en classe.

 

08 décembre 2011

XCas... lorsque le calcul est fastidieux !

J'ai trouvé cet exercice dans un livre et j'ai utilisé le logiciel Xcas pour le résoudre partiellement avec les élèves. C'est vrai que c'est sympa de faire faire à une machine un calcul fastidieux. Et ce qui est encore plus sympa c'est de vérifier avec les élèves les calculs à la main... et de trouver une erreur dans les résultats issus du logiciel, à cause d'une inversion de coordonnées dans les points!

Xcas est aussi en ligne et tiens pour me venger :

Capture01.jpg

C'est presque trop facile. Pfff.

10 septembre 2011

Inadvertance numérique

Cela fait de nombreuses années que je publie sur support numérique, sur des blogs, des wikis, que j'utilise les possibilités du web 2.0. Cela fait plus de deux ans que je dispose d'un ENT dans mon établissement que je voyais se réduire à deux utilisations principales: publier les notes en ligne et recopier mon cahier de texte papier en ligne, ce qui représentait pour moi, un travail que je jugeais fastidieux (j'oserai même dire presque inutile!). Mais en fait, je viens de faire une découverte naïve en ce début d'année...

Le cahier de textes est un support numérique et il accepte donc le code HTML. Et là, ça change tout, car je peux publier et embarquer ce que je souhaite.


J'ai été surpris de cette découverte tardive, que je juge naïve, compte tenu du nombre d'heures que je passe à écrire en ligne et à m'occuper des possibilités de publication numérique. Toujours est-il que je n'avais pas fais le lien entre ma publication numérique sur mes blogs, wikis et autres sites et la publication numérique en HTML sur l'ENT.

Voilà donc quelques copies de mon cahier de texte... version numérique avec:

 

Des vidéos:

ent, cahier de texte

Des applets GeoGebra manipulables:

ent, cahier de textes

Du code HTML par exemple celui de Wims

ent, cahier de textes, html

 

Des hyperliens:

html, cahier de textes, ent

 Des caractères mathématiques:

ent,html,publication,numérique,cahier de textes

La naïveté n'est sans doute pas à associer à cette découverte. Je pense qu'il faut plus se tourner vers le fait que la publication numérique est composite et fait intervenir des ressources et des compétences diverses. Jusqu'à maintenant, j'ai eu la vision fausse qu'il était important de convertir l'ensemble de mes documents vers un même format, vers un même support. C'est sans doute possible mais je ne pense pas que ce soit d'un grand intérêt. En fait la puissance du numérique provient de sa souplesse,  de son acceptation presque sans limites de multiples formes, sources et formats numériques.   Et cela est rendu possible en manipulant très rapidement quelques lignes de code HTML!... Révolutionnaire.

 

06 août 2011

Castor: le concours d'Algorithmique

algorithmique,concoursDe la 6ème à la Terminale, le concours Castor se décline en quatre niveaux afin de faire découvrir l'algorithmique et les sciences du numérique. Il couvre divers aspects de l'informatique : information et représentation, pensée algorithmique, utilisation des applications, structures de données, jeux de logique, informatique et société. Ce concours international est déjà organisé dans 14 pays européens qui partagent une banque commune d'exercices. Environ 235 000 élèves ont participé à l'épreuve 2010. La prochaine édition aura lieu en novembre 2011 et il est possible de s'entrainer dès maintenat sur l'épreuve de l'année passée. Vous disposez de 40 minutes dès que le premier exercice est lancé.

C'est ICI.

22 mars 2011

Russell, Carroll, Galton, Poincaré et les autres en milliDarwin

Imaginons que l'on veuille se donner une unité de mesure de la fréquence d'apparition du couple "Prénom Nom" d'un scientifique (dans cet ordre avec les majuscules initiales) sur la période 1800 à 2000. On pourrait par exemple choisir le milliDarwin, c'est à dire que 1 milliDarwin signifirait que le nom apparait mille fois moins que celui de Darwin dans les publications ou plutôt dans la base de données formée par les mots des 15 millions d'ouvrages numérisés par Google.

C'est l'idée qu'a eu un étudiant de Harvard: John Bohannon et qui a mené le projet de classer les scientifiques, par fréquence d'apparition de leur nom, dans cette gigantesque base de données, baptisé "The science hall of fame".

Avant la lecture de ce classemeBertrand_Russell_1950.jpgnt, j'aurai imaginé de façon assez naturelle que Darwin aurait été le premier et Einstein le second mais un invité logicien, mathématicien, philosophe, homme politique, prix Nobel s'est invité en première place: c'est Bertrand Russell, que certainement le grand public ne connait pas ou peu, en tout cas beaucoup moins qu'Einstein et Darwin. Il est à 1500 milliDarwin, c'est à dire qu'il apparait 50% de fois plus que Darwin, son successeur.

On retrouvera Bertrand Russel en BD dans l'excellent Logicomix, comme narrateur. 

Non loin de lui se retrouve à la quatrième place, Lewis Carroll, l'auteur d'Alice au pays des merveilles, plus connu comme écrivain que comme logicien.

Francis Galton, est bien connu pour sa planche et fait bonne figure à la 12ème place.

Henri Poincaré, comptabilise 108 milliDarwins.

L'idée de ce billet provient de l'éditorial de l'excellent "La Recherche" de Mars 2011 écrit par Aline Richard et c'est vraiment une excellente idée!

26 février 2011

Tendance inquiétante sur l'intérêt "mathématique"

Google Trend permet de dresser des courbes associées aux requêtes sur certains mots-clés. Inutile d'être un expert pour voir que la tendance de recherche est décroissante sur le long terme pour  "mathématiques" et "mathematics".

 

 

maths1.png

 

 

Le graphique précédent était en échelle relative, c'est à dire en fraction des recherches totales, mais le résultat n'est pas beaucoup plus réjouissant en échelle absolue sur la même période:

 

mathématiques.png


La tendance internationale suit la même pente...

 

maths2.png

 

Les origines des requêtes sont intéressantes à analyser, car elles ne sont pas sans surprise :

 

Pays:

1. Pakistan
2. Philippines
3. India
4. Malaysia
5. South Africa
6. Singapore
7. Hong Kong
8. Australia
9. New Zealand
10. United Kingdom

 

Villes:

 

1. Delhi, India
2. Chennai, India
3. Makati, Philippines
4. Kuala Lumpur, Malaysia
5. Mumbai, India
6. Singapore, Singapore
7. Hong Kong, Hong Kong
8. Sydney, Australia
9. Melbourne, Australia
10. Toronto, Canada

 

Langues:

1. Tagalog
2. English
3. Chinese
4. Arabic
5. Dutch
6. German
7. Italian
8. Turkish
9. French
10. Spanish

 

La Chine n'est bien sûr pas présente dans ces statistiques puisque les requêtes se font majoritairement via Baïdu dans ce pays et non Google (le chinois est cependant la troisième langue mondiale utilisée, en dehors de la Chine!). Nous pouvons cependant remarquer que si la France est le pays des mathématiques, elle l'est peut-être en terme de médailles mais elle n'apparaît pas dans les dix premiers pays pour le nombre des requêtes et le français apparaît timidement en 9ème position pour les langues utilisées. Il est à noter l'allemand se porte plutôt bien, nous sommes derrière la Turquie et de façon assez surprenante, l'anglais n'est pas  la première des langues apparaissant dans cette analyse mais le tagalog que je ne connaissais même pas de nom!

Les Etats-Unis sont aussi les grands absents de ces données!

A méditer.

La complexité, c'est ça:

Excellent #anthologiedetwitter RT @gtouze: OUI + iOUI RT @olol_olol: La complexité sera-t-elle le défi du XXIème siècle?

 

Bogoss II en WebTube (Camille Gévaudan, 2008)

Khomille

 

13:38 Publié dans Bonne question, Culture Générale, Débats, Humour, Monde numérique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : complexité, twitter | | |  Imprimer |

19 novembre 2010

L'art visuel et sonore de Reza Ali

Vasarely Tribute from Reza on Vimeo.

 

A Drifting Up from Reza on Vimeo.

 

EMERGENT from Reza on Vimeo.

 

18:00 Publié dans Arts, Monde numérique, Musique, Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Imprimer |

25 octobre 2010

L'avenir de l'édition scolaire

Big Google brother ?Les possibilités d'édition personnelle en ligne s'accroissent de façon considérable. Les contenus transmissibles changent de nature en même temps que leur diffusion est facilitée.  Face à ce bouleversement, quelle sera la nature de l'édition scolaire dans un avenir assez proche? Je parle de celle des enseignants et par ricochet de celle des éditeurs historiques.

Au mois de mai dernier, je découvrais la possibilité de lier le langage HTML, l'Applet Geogebra et du code Javascript sur une même page. Je ne savais pas encore à ce moment là, faire dialoguer l'applet Geogebra et le Javascript. Je ne suis pas un expert mais aujourd'hui je parviens à comprendre les principes de base en avançant à petits pas dans cet univers un peu très rude. 

En février 2008, je découvrais la possibilité de réaliser un portail autour de l'enseignement des mathématiques en lycée. Bien qu'un peu lourd pour les élèves, l'univers "Maths au lycée", me permet toujours d'accéder rapidement à des liens et de les partager.  J'y avais consacré un article dans les Cahiers Pédagogiques.

La problématique que j'avais rencontré ensuite était de pouvoir transmettre, ce que j'avais appelé des "unités de savoir" en ligne. La découverte du réseau social scolaire fermé Edmodo reconstituant les groupes classes me permettait en partie de répondre à ce besoin. Il est possible de transmettre facilement aux élèves  fichiers, liens et textes. Je peinais encore un peu pour transmettre un contenu facilement réalisable et instantanément utilisable par les élèves.

L'été dernier, ma dextérité numérique a sensiblement augmenté, et m'a permis de réaliser une synthèse de cours animée sur un wiki. Je n'aurai jamais imaginé que cela aurait été possible quelques mois auparavant. Le wiki "Maths au lycée" est né. La nouveauté est de pouvoir disposer d'une synhèse de cours animée en ligne d'une part mais aussi de  permettre une impression paramétrable sur un support papier. Chacun peut effectuer ses réglages sur les applets avant de lancer une impression papier.

Il n'est pas difficile de constater à la lumière du chemin parcouru, que nous sommes très proche de la possibilité d'une édition autonome par le professeur de ses supports dynamiques de cours, de l'agrégation de contenus externes et de leur transmission aux élèves. LiveBinder franchit encore une étape dans ce processus. Là où Netvibes était lourd et Simply box, un peu trop complexe au premier abord, pour les élèves, LiveBinder me parait d'une grande efficacité, comme peuvent en témoigner ces deux dossiers numériques:


 

 

 

 

Alors plus qu'une réponse à apporter, c'est une question de fond que je soulève ici concernant la forme que prendra l'édition scolaire dans un avenir plus ou moins proche. Il semble évident qu'actuellement, les choses bougent peu en volume (en apparence) compte tenu du manque de formation et du manque d'aisance d'une majorité d'enseignants dans ce domaine, d'autant plus que l'investissement temps est considérable pour se tenir "à jour" dans ce domaine. Il n'est pas non plus évident que le changement de nature des objets partagés   par la modification du support de transmission soit clairement vue, et ceci d'autant moins qu'on l'utilise.

L'image qui émerge ici est cependant celle d'une autonomisation future quasi-complète de l'enseignant et de ses productions numériques, aidée par la mutualisation des différents collègues et des institutions.

L'édition historique scolaire se trouvera inéluctablement, dans un avenir plus ou moins proche, devant un embarrassant paradoxe: pour survivre, elle devra proposer à la vente des contenus destinés au partage ou les rendre gratuits.  A moins que l'on interdise purement et simplement aux enseignants de produire, d'utiliser, de mutualiser du contenu en ligne et d'utiliser des hyperliens... ce qui avouons-le, serait un comble!

 

Photo: Alain Bachellier sous CC

02 octobre 2010

WolframAlpha lit le Latex

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Cliquez sur les images pour accéder à WolframAlpha.

 

 

15:13 Publié dans Infos, Monde numérique, Outils web, Pour le prof de maths | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : wolfram|alpha, wolframalpha, latex | | |  Imprimer |

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