Inclassables M@thématiqu€s - Page 516
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En supposant qu'une des caractéristiques des mathématiques soit de "réduire en nombre", c'est à dire d'affecter à une série d'informations, une information équivalente plus concise - il est par exemple plus rapide de dire que les nombres pairs s'obtiennent en multipliant l'ensemble des nombres entiers par 2 plutôt que de dire qu'ils s'obtiennent tous à partir de 0, en ajoutant 2 à chaque fois -, à ne pas confondre avec " réduction du nombre " qui est une diminution - nous pourrons voir dans une prochaine note à quel point se fait d'ailleurs aujourd'hui la confusion ( volontaire sûrement ) entre les deux expressions.Ainsi la marque permet d'affecter le choix d'un produit à un unique produit clairement indentifié alors que sans cette donnée, l'affectation est plus large et le champ des possibles plus étendu. Les marques opèrent donc "une réduction numérique" dans le message qu'elles transportent et leur support de transmission est la publicité.Le chemin du consommateur au produit, associé à une espèce de preuve implicite, est ainsi tracé, défini, non ambigü. L'opération de " réduction " s'est opérée. La " réduction " permettrait la diminution des imprécisions par manque d'information concernant la nature du produit et faciliterait le choix.En cela, toute publicité permet la performation différentielle suivante : J'entends un nom de marque, et même si je n'ai aucun renseignement précis à son sujet, j'ai enregistré de façon différentielle que ce nom contient des informations dont une " réduction numérique " a été opérée de façon plus lisible qu'un produit sans marque. C'est sans doute pour cela, que les enseignes de super et hyper marchés se sont toutes lancées dans la création de leur propre marque et en font la publicité. C'est aussi sans doute pour cela, que la qualité de la publicité n'intervient que lorsque celle-ci se détache clairement des autres, et très peu, sinon. C'est peut-être aussi de cela que provient la notion relativement nouvelle de " traçabilité ".La publicité entre donc en cohérence avec le fonctionnement de notre psyché, elle perdurera.
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Fibonacci et le nombre d'or
Prenez 1
Prenez 1
Additionnez les deux termes précédents et vous obtenez 2
Recommencez l'opération et vous obtenez 3 (= 2 + 1) puis 5 (= 2 + 3 ) puis 8 puis 13 puis 21 puis 34....C'est la suite de Fibonnacci
Faites les quotients de 2 termes consécutifs, le plus grand sur le plus petit, on obtient :
1/1 ; 2/1 ; 3/2 ; 5/3 ; 8/5 ; 13/8 ; 21/13 ; 34/21; ...
Et alors ?
Les termes de cette suite tendent inexorablement vers le nombre d'or ( environ 1,618 003 99...).
Et où trouve t-on le nombre d'or ?
Sur les jolis tableaux de peinture ( Le corbusier Le Modulator, Botticelli la naissance de Vénus, Raphael La vierge à l'enfant, Monet, La gare Saint Lazare, etc,etc )Dans les belles figures de la nature ( l'oursin, l'étoile de mer, les coquillages, l'ananas, la pomme de pin, le bambou, les feuilles, les écailles, les pétales...), en fait il est souvent lié au principe de croissance.
Dans la belle musique avec le violon.
Je vous laisse approfondir les recherches si le coeur vous en dit... -
Le paradoxe de Bertrand
Paradoxe de la corde prise au hasard ( Bertrand )
Problème : On trace une corde au hasard dans un cercle. Quelle est la probabilité pour que sa longueur soit supérieure au côté du triangle équilatéral inscrit ?
Bertrand donne 3 solutions différentes à ce problème.
En vert les cordes possibles
En rouge les cordes impossibles
Première solution :

On peut pour des raisons de symétrie se donner la direction de la corde ; le point d'intersection de cette corde avec le diamètre ( vertical sur la figure ) perpendiculaire à cette direction devra alors se trouver sur un segment égal à la moitié de la longueur de ce diamètre ( car la distance au centre du côté du triangle équilatéral inscrit est égale à la moitié du rayon ) ; la probabilité est donc de 1/2.
Deuxième solution :

On peut, pour des raisons de symétrie, se donner une des extrémités de la corde sur le cercle ; la tangente en ce point et les 2 cotés du triangle équilatéral inscrit ayant ce point pour sommet forment trois angles de 60° ; la direction de la corde doit être à l'intérieur de l'angle formé par le triangle ( en vert) ; la probabilité est donc de 1/3.
Troisième solution :
Pour fixer la position de la corde, il suffit de donner son milieu ; pour que la corde satisfasse à la condition de l'énoncé, il faut que son milieu soit intérieur à un cercle concentrique au cercle donné et de rayon moitié. La surface de ce cercle ( vert ) est le quart de la surface donnée ; la probabilité est donc de 1/4.
Doit-on penser que ces trois solutions sont également bonnes et, par suite, également mauvaises ? se demande Emile Borel dans son livre Le hasard parut en 1914. Nullement, poursuit-il, il s'agit simplement de préciser le mode d'après lequel se fera la vérification expérimentale, c'est à dire comment on s'y prendra pour tracer une corde au hasard : si on assujetit cette corde à passer par un point fixe du cercle ou si l'on fixe son milieu au hasard, il faudra choisir la deuxième ou la troisième solution, mais il est aisé de voir que la plupart des procédés naturels que l'on peut imaginer conduisent à la première.
Un site traite de ce "paradoxe" et permet la simulation des expériences : ICI
Un fichier pdf de Culturemath : ICI -
Métaphore géométrique
Au début, c'est un carré
Puis un rectangle
Par la diagonale,
Deux triangles
Rectangles se séparent
lls deviennent quelconques
En six segments se défont
Vite des pointillés apparaissent
Laissant au loin de nombreux points
Enfin, une trace, légère
Presque sale.
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A dire vrai
J'ai trouvé sur un blog :
Comment prouver que tout ce qu'on dit est vrai ?
Un petit sophisme à résoudre.
1. Ce que je veux dire est ce que j'ai l'intention de dire
2. J'ai l'intention de dire la vérité
3. Donc ce que je veux dire est vrai.
En terme d'étude de sophisme le sujet me parait très interessant.
L'approche philosophique de Gödel me semble capitale pour éclaircir le sujet ( l'ensemble des vérités ne coincide pas avec l'ensemble des démontrables )
Cela concerne aussi, à mon avis, un grand sujet philosophique sur l'humanité faisant des ravages incommensurables : que les gens croient lorsqu'ils parlent que c'est nécessairement une vérité qu'ils énoncent. A méditer...