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  • Google et les maths

    "Google" est le moteur de recherche le plus utilisé. C'est donc un média privilégié pour faire un peu mieux connaître notre discipline. De temps en temps, le logo Google est modifié pour telle ou telle occasion. Un bloggueur bien courageux a répertorié plus de 300 logos "Google" depuis la création du site en 1998. Voilà ceux qui ont un rapport plus ou moins proche avec les maths, je vous laisse retrouver ce qui est associé ou celui qui se cache derrière chaque logo à titre d'exercice.

    En 2003 :

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    En 2004 :

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    En 2005:


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    En 2006 :

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    En 2009 :

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  • Sémiotique du bandeau

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    L'important ce n'est pas le chemin, c'est le cheminement.

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    Et  sur le long chemin de la réflexion, se trouvent des mots, des nombres et des images.

    Tous les pays occidentaux rencontrent des difficultés dans l'enseignement et principalement en mathématiques. Il n'existe aucun pays où la situation serait idéale. Si les Etats-Unis sont la première nation en recherche mathématique, il s'agit principalement des maths appliquées  et  ils rencontrent eux aussi des difficultés dans leur enseignement. La France reste une grande nation en ce qui concerne la recherche en mathématiques pures, mais celle-ci souffre fort dans l'enseignement de cette discipline, puisqu'il est dispensé dans un enseignement généraliste  et est fortement utilisé de façon précoce pour la sélection de ses élites.

    La faible proportion de blogs francophones, européens et même anglo-saxons consacrés à ce sujet montre la difficulté qu'il y a, non pas à montrer les mathématiques, puisque des sites très aboutis existent, mais à créer un discours intéressant et intégrateur autour de ce domaine. Les spécialistes peu soucieux de cette dimension, la renvoie à son inutilité, puisque la valeur ajoutée se trouve dans le corpus même de la production mathématique et pas dans le discours esthétique qu'il y aurait autour. Ces mêmes spécialistes sont cependant, mal à l'aise puisqu'ils ont bien du mal à rendre leur domaine de prédilection "sexy".et à le faire partager au plus grand nombre. L'absence complète de ce sujet dans les médias grand public, des unes de journaux à charge, montrent à quel point, un travail de pédagogie est nécessaire pour réconcilier  les mathématiques avec une population dont c'était bien souvent la matière préférée au primaire, moins exigeante , plus directe et intuitive que sa consoeur le français. Avec le temps, les disciplines se couvrent des leurs habits et forgent leur caractère. Aux mots seront donnés la sensibilité et la liberté, aux nombres la dureté et la rigueur. Les maths seront masculines et les lettres féminines. Je ne sais pas si c'est la raison pour laquelle, les mathématiques effraient non seulement par leur difficulté une partie importante des étudiants mais plus encore les femmes qui y sont très nettement sous-représentées, à tel point que certains pays, comme l'Allemagne, s'engagent dans des politiques d'inversion de la tendance.

    Nées de la nécessité de quantifier, de mesurer et d'expliquer le monde, les mathématiques ont étendu leur pouvoir jusqu'à demander à ce que les lettres soient transformées en chiffres afin de permettre leur intégration dans les codes informatiques. Elles sont partout mais peu veulent les voir comme si chacun, de l'élève au ministre demandait à être convaincu de leur position clé dans le jeu international et dans la formation individuelle. La tradition mathématique française, avec Bourbaki et d'autres grands mathématiciens célèbres plus anciens, a donné lieu à une véritable mythologie mathématique. De la volonté d'étendre à un large public les théories les plus abstraites à l'idée de l'expérimentation en mathématiques, des mathématiques comme objet ludique à leur utilisation à des fins d'hyper-sélection de l'élite, ce sont les mathématiques entières qui se trouvent être les acteurs d'une pièce tragique dans laquelle les Dieux se mêlent aux hommes et leur parlent à travers un langage crypté. J'ai l'impression que la France se complaît historiquement à faire de ses mathématiques, l'objet et le sujet d'une forte théatralisation, pouvant ainsi cultiver les mythes de la grandeur et de la décadence, du héros et du martyr. C'est cette histoire, d'un "je t'aime, moi non plus" mathématique qu'il faut tenter de rendre lisible, tout au moins pour les personnes dont le métier est en contact  plus ou moins proche avec cette discipline. Du professeur de maths au chercheur, en passant par  l'enseignant de toute autre discipline ou le parent qui fait réviser les leçons ou la publicité mathématico-dramatique des organismes de cours particuliers mono-centrés sur cette discipline, toute réduction des mathématiques à l'un de ses aspects opérera une réduction du sens, caricaturant l'objet du discours et les renvoyant à leur rôle de prédilection, d'acteur de tragédie.

    Nul ne peut contester la force inconsciente individuelle et collective de cette discipline qui s'adresse à tous pour sa part de construction historique de l'humanité et à chacun, par l'intériorité, le repli sur soi et son rôle supposé majeur dans la formation. Même si ce n'est pas exposé de façon très nette, chaque individu voit bien ces deux dimensions, d'intérieur et d'extérieur, de privé et de public,  d'accessoire et de capital, dans la pratique des mathématiques.

    C'est l'histoire que raconte ce bandeau. Une histoire de mythe, de discours et de science, une histoire qui se déroulee dans le théatre du monde, construite, reconstruite et qui permet aussi sa modélisation, de le re-créer . La féminisation du discours énonciatif est nécessaire, même si celui-ci rattrape vite les caractéristiques de son sujet numérique (@ ), rigoureux ( T ) et touchant aux paradoxes, dont ceux de l'infini ( h ). L'@ symbolise le monde informatique et la toute récente demeure des nombres que sont devenus les codes. Le T est l'équerre dont je ne suis pas vraiment le précurseur de la symbolique et le petit h est celui du calcul différentiel représentant ces quantités infinitésimales, évanescentes qui permirent à la mathématique de faire un bond sans précédent et de sortir le monde de la simple description statique à  la compréhension de la dynamique. Le M majuscule continu du discours est confronté à la séparation des trois autres signes. Le passage du discret au continu et de la discrétisation du continu est un sujet fondamental qu'aborde les mathématiques. Les mathématiques sont dans l'histoire du monde et ne doivent pas être rejetées à la périphérie comme langage ésotérique qui ne pourrait être maîtrisé que par quelques valeureux acètes.

    Si leur difficulté tient au fait que leur codification et leur transcription ne permet pas se raconter elles-mêmes, c'est à tout ceux qui les font, de raconter leur histoire comme on le ferait à des enfants, car chacun d'entre nous aime qu'on lui raconte une belle histoire. Il  n'est pas nécessaire d'être mécanicien ni pilote de Formule 1 pour conduire une voiture. Je ne pense pas qu'il soit nécessaire d'être mathématicien ni médaille Fields pour que l'on soit interessé par ce pan entier de l'histoire de l'humanité qui doit apparaître au même titre que d'autres sujets, pas plus fondamentaux, mais choisis par des personnes les maîtrisant et n'ayant guère de prédilection vers les nombres, dans la constitution de la culture générale des individus.

    Je ne vais pas détailler plus cette petite analyse, laissant à chacun le loisir d'y ajouter ou d'y retrancher ce que bon lui semble. Je tiens cependant à préciser l'origine de ces mannequins. Ce sont en fait des ébauches de sculptures qui ont été réalisées par les élèves de l'école des beaux-arts de Sofia. Ils ont acheminé ces oeuvres par un camion pour réaliser une exposition de deux mois en France en 2003. La qualité des oeuvres, malgré leur composante inachevée, m'a séduit pour en faire quelques photos dans la salle principale d'un prieuré aux lumières envoûtantes.

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    L'école des Beaux-Arts de Sofia

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    Je tiens à saluer ici Krum, le maître de ses quelques jeunes esclaves des beaux-arts de Sofia dont les meilleurs ont fait le voyage. C'est lui qui a réalisé l'ébauche de la sculpture ci-dessus qu'il a lui-même appelé " La pétasse", dont je tairai le nom de la revue dans laquelle lui a surgit l'inspiration.  Sous l'emprise du régime communiste, il connaissait bien César et ses travaux, mais n'a pu réaliser que des oeuvres commandées par le parti communiste pour vivre de son talent. Sa créativité n'a pu s'exercer que sous la contrainte de ces fortes pressions. Une fois le régime assoupli, il ne lui restait plus que l'enseignement et un regard un peu triste sur son passé et celui de son pays pour nous faire partager son talent. On le voit devant son armée de carton dans la photo qui suit.

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