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Inclassables M@thématiqu€s - Page 421

  • L'énigme d'Einstein

    8a6e0aa4b9dbbeeadfbd6c256f6729da.jpgSelon Albert Einstein, 98% de la population mondiale est incapable de résoudre le probème suivant :

     

     

     

    « 5 hommes de nationalités différentes habitent 5 maisons de 5 couleurs différentes. Ils prennent leurs vacances pendant des mois différents de l'année et boivent 5 boissons différentes. Ils élèvent des animaux de 5 espèces différentes. La question à laquelle il faut répondre est la suivante : "Qui élève les poissons ?" »

    Voici les 15 indices dont vous disposez :

    1. Le norvégien habite la première maison.
    2. L'anglais habite la maison rouge.
    3. La maison verte est située à gauche de la maison blanche.
    4. Le danois boit du thé.
    5. Celui qui part en vacances en juillet habite à coté de celui qui élève les chats.
    6. Celui qui habite la maison jaune part en vacances en août.
    7. L'allemand part en vacances en décembre.
    8. Celui qui habite la maison du milieu boit du lait.
    9. Celui qui part en vacances en juillet a un voisin qui boit de l'eau.
    10. Celui qui part en février élève des oiseaux.
    11.Le suédois élève des chiens.
    12.Le norvégien habite à côté de la maison bleue.
    13.Celui qui élève des chevaux habite à côté de la maison jaune.
    14. Celui qui part en vacances en avril boit de la bière.
    15. Dans la maison verte on boit du café.


    Je suis très satisfait car d'une part je fais partie des 2% de la population mondiale pouvant résoudre ce problème, d'autre part je fais partie de la fraction de ces 2% capable de résoudre ce problème en moins de 15 minutes entouré de collègues me demandant ce que je fais, assorti de quelques élèves frappant à la porte pour me demander de leur expliquer rien de moins que les fonctions à deux variables...

    Bon moi je sais qui élève les poissons, allez je suis sympa avec vous, je vous donne un indice supplémentaire :

    Ce n'est pas le suédois !

    Bonne chance et faites un beau tableau...

    Je demanderai à être une petite souris
    pour admirer ce beau tableau dans lequel vous remplissez un beau tableau pour savoir qui élève les poissons... mais je ne veux pas savoir  qui est le propriétaire du chat !

     

    Un problème similaire attribué à Lewis Carroll :

    LE PROBLEME DU ZEBRE

    (attribué a Lewis Carroll, pasteur logicien et écrivain anglais
    auteur de nombreux "puzzles")

    On considère cinq maisons, toutes de couleurs différentes  (rouge, bleu, jaune, blanc, vert), dans lesquelles logent cinq professionnels (peintre, sculpteur, diplomate, docteur et violoniste) de nationalité différente (anglaise, espagnole, japonaise, norvégienne et italienne) ayant chacun une boisson favorite (the, jus de fruits, cafe, lait et vin) et des animaux favoris (chien, escargots, renard, cheval et zèbre).

    On dispose des faits suivants :
    1. l'Anglais habite la maison rouge
    2. l'Espagnol possède un chien
    3. le Japonais est peintre
    4. l'Italien boit du thé
    5. le Norvegien habite la premiere maison à gauche
    6. le proprietaire de la maison verte boit du café
    7. la maison verte est à droite de la blanche
    8. le sculpteur élève des escargots
    9. le diplomate habite la maison jaune
    10. on boit du lait dans la maison du milieu
    11. le Norvegien habite a coté de la maison bleue
    12. le violoniste boit du jus de fruit
    13. le renard est dans une maison voisine de celle du médecin
    14. le cheval est a coté de la maison du diplomate

    Il s'agit de trouver le possesseur du zèbre et le buveur de vin.

    La résolution de ce type de problèmes par intégramme ou logigramme : ICI

    La solution de l'énigme : ICI

  • Le Musée International du Crobar(d) - Salle dite "Des patates"

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    La création du musée : ICI

  • Analyse et synthèse

    Trois sens différents :

    1) L'analyse et la synthèse désignent primitivement les opérations matérielles de délier - dans le sens de délier un fagot - ( analyse ), et de lier ( synthèse ),  de réduire en unités d'ordre inférieur ( passer des centaines aux dizaines ) ou de constituer un regroupement d'ordre supérieur ( passer des centaines aux dizaines ).

    2) L'analyse poristique s'explique comme suit : étant donné une proposition quelconque, non encore démontrée, on fait comme si elle était accordée, et l'on en déduit des conséquences jusqu'à ce qu'on rencontre une proposition connue ou démontrée.
    L'analyse zététique consiste à l'invention de la solution d'un problème.
    Ces termes ont été introduits par Viète, l'analyse poristique étant définie par Euclide dans les éléments Livre XIII et l'analyse zététique est définie par Pappus d'Alexandrie dans le livre VII des Collections mathématiques.
    La synthèse succède à l'analyse poristique et à l'analyse zététique pour conclure de la véracité de la propriété démontrée et la vérifier.

    3) L'analyse correspond au raisonnement pur et la synthèse à la construction de figures qui constitue l'essentiel de la géométrie.


    Analyse et synthèse comme procédés pédagogiques :

    L'analyse offre l'avantage d'un départ assuré mais en chemin, la quête des raisons connait les fulgurations de l'invention, rebelles au bel ordre logique sur quoi repose la certitude.

    La synthèse conduit de certitudes en certitudes mais ne rend pas raison du choix de départ, dont il faut pour chaque déduction particulière se souvenir.

    Extrait de Analyse et synthèse - Jean Lechat - PUF

  • Les mathématiques et la culture scolaire

    En France, la propriété schizophrénique de la mathématique est exploitée à travers ce qui est connu comme l' « impérialisme des mathématiques » : dans la claire conviction que les mathématiques ne servent strictement à rien, on en fait les pré-requis pour toutes sortes de filières, on les utilise comme opérateur universel de sélection, et pour commencer, on définit à partir de la compétence en mathématiques au lycée la seule option du baccalauréat où tout le monde est obligé de travailler et ou règne déjà une atmosphère du type classe préparatoire, dès la classe de première (l'option S). Cette mathématique vide et dénuée de sens culturel général est donc en même temps prise comme une sorte de ciment culturel de l'école. Tout cela, en même temps, n'est pas seulement un échafaudage inessentiel et rusé, par le biais duquel l'idéologie sociale travestit le réel. L'enseignement des mathématiques dévoile par excellence la structure archaïque de l'école : il s'agit de transmettre des contenus qui ne sont pas déjà possédés et dont le désir n'est pas déjà donné, même si la disposition humaine à les apprendre, les comprendre et les assimiler est parfaite. La cellule dramatique élémentaire de l'enseignement ne peut être que l'écoute confiante de la parole magistrale. Et les figures imposées de l'entraînement scolastique sont ce qui maintient le pacte et l'espoir tant que la domination souve raine de ce qu'il s'agit de transmettre n'est pas acquise. Qu'à travers toutes les réformes et toutes les mutations pédagogiques, en dépit des meilleures intentions humanistes, on retrouve toujours la substructure scolastique, n'est pas chose que l'on devrait déplorer : l'option humaniste devrait se définir comme le souhait d'un aménagement interne de la forme scolastique, et pas comme sa suppression. Dans le cas de la “ crise des maths modernes ”, ce qui a manqué, pour juger sereinement de l'évolution qui était tentée, notamment relativement à l'alternative humanisme - scolastique, c'est la compréhension de la profonde signification culturelle de la mathématique. Bien qu'elle soit en effet coupée du monde, et installée dans un retrait schizophrénique, la mathématique est la tradition de la pensée rigoureuse du multiple, de l'infini, du continu, de l'espace, du calcul, de la preuve, thèmes insaisissables à propos desquelles elle a conçu toute une forêt scintillante de notions et d'énigmes. La culture aurait beaucoup à gagner à compter avec cette littérature fabuleuse, et à laisser retentir tout le long de ses domaines les vues fulgurantes et les idées en provenance de la région mathématique : la coupure qui met à part la mathématique est aussi ce qui la rend apte à aider au façonnement de tous les mondes imaginaires, puisqu'elle n'est inféodée à aucun trait, ni de détail ni de structure, du monde réel tel qu'il est observé et expérimenté. Envisagées de cette manière, les mathématiques deviennent un lieu exemplaire manifestant la solidarité profonde entre culture scolaire et culture, entre la forme rigoureuse de l'école et l'exaltation de la “ vie avec la pensée ”.

    Les mathématiques, la question scolaire et la culture.
    Jean-Michel Salanski Université Paris X Nanterre
    Publié dans La crise de la culture scolaire PUF