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Inclassables M@thématiqu€s - Page 502

  • Les grandes énigmes de la physique

    On ne comprend pas bien l'eau.
    On ne sait pas grand chose sur les turbulences ( tourbillons, vortex, fumée ).
    On n'a pas encore bien compris la nature du verre.
    On a encore bien du mal avec les tas de sable, les avalanches et la mayonnaise.
    Les états de la matière semblent être plus nombreux que trois mais les conditions de leur obtention sont bien floues.
    Pourquoi le monde macroscopique ne fonctionne t-il pas de manière quantique? On ne sait toujours pas l'expliquer.
    On n'a pas encore trouvé de trace d'antimatière dans l'univers pourtant on en a créé.
    La matière clasique ne constitue que 4,5% de la masse de l'univers et le reste se décomposant entre énergie noire et matière noire est encore un grand mystère.

    Le journal du CNRS ( Février 2005 )

  • Le fleuve

    Un peu sonné, Valeri poursuivit son chemin vers le fleuve. C'était comme si l'eau l'appelait, il l'entendait, l'écoutait, allant jusqu'à l'imaginer. Sous le pont l'escalier descendait, tout raide, pour venir mourir sur la rive. Valeri s'avança, lentement, en suivant le cortège de deux badauds qui déambulaient puis qui s'évaporèrent. La berge s'ouvrait et Valeri enfila sa main sous les remous glacés pour en saisir toute la pathétique réalité. Le pêcheur était assis, à coté, immobile. L'eau se faufilait entre ses doigts. Les secondes s'accrochaient à l'onde pour ensuite se disperser en fines gouttelettes. En face, sur l'autre berge, un chien promenait son maître ! Quelle idée ! Valeri plaça sa main sur une fine lame et se concentra sur le fil. Il laissa glisser son esprit, sans le retenir, qui rejoignit son imagination, elle aussi lacérée. Tous deux colorèrent l'eau et firent disparaître le pêcheur. Le chien gueula après son maître. Il n'avançait pas assez vite. Valeri poursuivit son chemin et le pêcheur du regard. Il ne bougeait presque plus. Il était seul maintenant. La végétation s'épaississait autour de lui. Etouffantes de vérités, les branches s'enlaçaient, s'enroulaient autour de sa carcasse et la retenait. Les ronces s'agrippaient sur la veste. Le chemin était trop difficile. A quelques pas, le sentier remontait un peu. Valeri se dit qu'en l'empruntant, il pourrait, peut-être, contempler le fleuve. Seul.

     

  • Je vous demande pardon!

    « J'avais cru entendre parler, reprit la Souris. Je continue. Edwin et Morcar, comtes de Mercie et de Northumbrie, se rallièrent à son parti; et l'archevêque patriote de Canterbury, Stigand lui-même, trouvant cela opportun... »
    « Trouvant quoi ? » demanda le Canard.
    « Trouvant cela, répondit, sans chercher à cacher sa contrariété, la Souris. Bien sûr, vous savez ce que « cela » veut dire. »
    « Je sais assez bien ce que « cela » veut dire quand c'est moi qui trouve quelque chose, dit le Canard : c'est, en général, une grenouille, ou un ver. La question est de savoir ce que trouva l'Archevêque. »

    Alice au pays des merveilles


     

     

  • Paul Valéry

    Le plus profond, c'est la peau.

  • Alessandro Baricco - Soie

    Vers 1860, pour sauver les élevages de vers à soie contaminés par une épidémie, Hervé Joncour entreprend quatre expéditions au Japon pour acheter des œufs sains. Entre les monts du Vivarais et le Japon, c'est le choc de deux mondes, une histoire d'amour et de guerre, une alchimie merveilleuse qui tisse le roman de fils impalpables. Des voyages longs et dangereux, des amours impossibles qui se poursuivent sans jamais avoir commencé, des personnages de désirs et de passions, le velours d'une voix, la sacralisation d'un tissu magnifique et sensuel, et la lenteur, la lenteur des saisons et du temps immuable.
     

    A  lire impérativement. Que du bonheur.