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26 novembre 2009
Les maths scolaires un peu malmenées...
18:17 Publié dans Arts, Humour, Vidéos | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Tags : humour, vidéo, lycée, mathématiques scolaires |
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Celui qui pense que ça ne sert à rien de déterminer la largeur d'une rivière n'a jamais dû se demander par quel miracle il peut les traverser.
Quant à affirmer que les fonctions affines sont inutiles, les bras m'en tombent.
C'est sûr que si son but dans sa vie est de pouvoir acheter son pain sans se tromper, il peut arrêter d'aller au lycée.
D'ailleurs, moi j'y arrivais avant le CM1, mais c'est vrai que c'était une époque où l'on bossait en faisant confiance à l'adulte qui nous disait que c'était important.
Écrit par : Arnaud | 26 novembre 2009
Répondre à ce commentaireLes maths "relatives" doivent-elles être enseignées à tous ? La nouvelle réforme du lycée semble dire non, puisque des élèves pourraient sortir du lycée sans être évalués en mathématiques.
Les maths "absolues" doivent-elles être enseignées à tous? La réponse semble être non aussi puisque le caractère trop sélectif des ces mathématiques les rend impropres à l'enseignement de masse.
Le débat est donc réel, et il n'est pas seulement chez les jeunes.
Écrit par : ol | 27 novembre 2009
Répondre à ce commentaireJ'imagine bien les réactions dans les classes de collège et lycée : "Euh, finalement on va les faire vos équations, M'sieur. On va y arriver, vous inquiétez pas."
Assurément, l'argument d'autorité des enseignants ne suffit pas, et sans doute mériteraient-ils eux-mêmes d'être mieux initiés aux implications des mathématiques en situation professionnelle.
Mais l'assertion présentée dans ses vidéos et qui peut se résumer à "je ne sais pas, donc ça ne sert à rien" n'est pas seulement caricaturale. Elle témoigne d'une ignorance assumée et érigée en doctrine.
Les élèves qui me demandent "à quoi ça sert les maths ?" le font généralement pour gagner du temps.
Les éléments de réponse que je leur apporte ne les intéressent pas, et ce sont les mêmes élèves qui (en terminale) ne peuvent pas spontanément dire que 6/2=3.
Ce sont les mêmes qui rencontrent de graves difficultés de compréhension en français.
Par exemple, quand j'ai demandé à un lycéen quelle déduction évidente découle de "a=b et a=c", que je lis la détresse dans son regard, que je prends l'initiative de reformuler le problème en français courant, sous diverses formulations, que croyez-vous qu'il se passe ? La détresse est encore plus abyssale... Ce n'est donc pas là un problème d'acceptation de la science mathématique, c'est un problème de compréhension du monde qui entoure la bulle ado, rien de plus.
Qu'il me soit permis par ailleurs de douter du bien-fondé d'une évolution au simple motif qu'elle est dictée par une réforme.
Écrit par : Arnaud | 27 novembre 2009
Répondre à ce commentaireJe suis prêt à parier que l'avenir des mathématiques et de leur enseignement fera appel à une certaine forme de marketing et que si l'on estime qu'elles sont utiles à tout un chacun, il faudra s'atteler à le faire savoir de façon visible, le présenter correctement et l'emballer dans un beau papier cadeau... Il sera impossible de conserver longtemps l'angle d'attaque: "les élèves apprennent de moins en moins, apprenons leur!" slogan qui contient une sorte de circularité ambiguë.
Les mathématiques ne sont guère populaires que sous leur seule composante de sélection ( cf Le Monde). Les parents et élèves qui désirent l'utiliser à leur fin, sont favorables à une certaine dose de maths, suffisante pour la réaliser sur les autres mais pas trop quand même pour eux. Ceux qui subissent plus qu'ils n'utilisent le système scolaire voient surtout en les mathématiques une discipline barrage. Agir sur la corde du niveau sera quoiqu'il arrive contre-productive puisque personne ou presque ne souhaite revenir à une situation du type "maths sélectives", que l'on appelle de façon détournée "formation du scientifique" dans notre jargon. Il faut donc agir et communiquer sur un autre terrain...
Écrit par : ol | 28 novembre 2009
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